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« Très frustré », Dorian fait le bilan de sa participation à « Koh-Lanta »

  • Ce vendredi, TF1 diffusait la première partie de la finale de Koh-Lanta : Les 4 Terres.
  • Après plus de cinq heures de course dans la forêt, Loïc, Brice et Alexandra se sont qualifiés pour les poteaux. Dorian, lui, est encore une fois passé tout près de la victoire.
  • « Quand ça se termine, je suis tellement épuisé que je suis presque soulagé », confie-t-il à 20 Minutes​.

Il a presque remporté le parcours en cinq étapes, il a failli gagner le parcours du combattant, et il était tout près de la victoire pour l’équilibre sur l’eau. Ce vendredi, Dorian a été fidèle à sa tradition, et il s’en est fallu de peu pour qu’il trouve son poignard, synonyme de qualification pour les poteaux de Koh-Lanta. Mais le contrôleur
SNCF s’est fait doubler par Alexandra dans la dernière ligne droite. Pour 20 Minutes, le candidat revient sur cette épreuve harassante, fait le bilan de son aventure et évoque les répercussions de l’émission sur sa vie quotidienne.

Dans quel état d’esprit étiez-vous avant d’aller à l’orientation ?

J’étais ni serein, ni stressé. C’était une épreuve qui ne me faisait pas forcément peur. Je n’y allais pas en toute confiance mais je me disais que je savais me servir d’une boussole, je ne suis normalement pas mauvais en orientation donc ça pouvait être une épreuve pour moi. Mais j’aurais peut-être dû avoir peur !

Il y a toute cette partie de l’épreuve où l’on vous voit errer dans la forêt. Que s’est-il passé à ce moment-là ?

Je ne pensais plus à rien. J’avais l’impression d’avoir tout retourné, je connaissais la forêt par cœur. Au bout d’un moment, je suis tellement épuisé que je me dis que c’est vraiment compliqué. Et puis il n’y a personne autour de moi… Je ne comprends vraiment pas ce qu’il se passe et mon corps ne répondait plus à mon cerveau. Je marche parce que je ne veux pas abandonner mais même si je ne veux pas lâcher, mon corps ne peut plus. Je manque de lucidité et de clairvoyance. J’aurais été rassuré de voir des gens mais je ne voyais personne. J’étais seul au monde.

Et puis, au bout de cinq heures, Alexandra trouve le troisième poignard…

À la fin, je sais que je ne suis pas loin, et je passe vraiment à côté du poignard. Je ne dois pas assez ouvrir les yeux. Quand ça se termine, je suis tellement épuisé que je suis presque soulagé. On se regarde avec Lola et on n’a pas le droit d’être déçus, on a tout donné, on est épuisés et on va pouvoir se reposer. Mais s’il fallait le chercher deux heures de plus, je l’aurais cherché.

Dans l’épisode précédent, on vous voit craquer parce que vous n’avez pas remporté d’épreuve individuelle. Est-ce que ça vous pèse toujours autant aujourd’hui ?

Si je me mets à pleurer comme ça, comme un gamin qui n’a pas eu son bonbon, c’est parce que ça me pesait. Aujourd’hui, je ne pleure plus mais je suis toujours frustré. Quand je suis rentré de Koh-Lanta, sans dire le résultat à mes proches, je leur ai dit qu’ils allaient être déçus. À aucun moment, je ne me dis que ma victoire c’est d’avoir fait 39 jours quand même. Avec du recul, je le vis mieux mais quand je suis rentré, je disais à mes proches qu’ils allaient être déçus parce que je n’avais pas répondu à leurs attentes. Finalement, ils m’ont dit que je leur avais menti parce que j’existe autrement, par ma personnalité ou par les choses que j’ai pu faire. Je suis allé loin, c’est bien quand même mais bon, ce n’est pas ouf quoi… J’ai un peu relativisé depuis mais je reste quand même très frustré.

Quand on dit que vous êtes le « monsieur presque » de Koh-Lanta puisque vous avez presque réussi tout un tas d’épreuves, qu’est-ce que vous en pensez ?

C’est ça, je suis le Poulidor des « 4 Terres » (rires). Ça a bien commencé chez les Oranges, j’étais vraiment un leader sur les épreuves, c’est ce que j’étais venu chercher. Chez les Jaunes, j’y étais aussi. Tout était logique parce que j’étais le meilleur normalement. Quand j’arrive à la réunification, j’ai cette étiquette de leader et je n’ai pas envie de décevoir. Mais derrière, beaucoup de manque de réussite, de lucidité, trop de fatigue. J’ai beaucoup souffert physiquement, j’étais plus faible que Loïc par exemple. Encore une fois, jusqu’au bout, j’ai presque passé l’orientation. C’est quand même frustrant.

Vous n’avez eu que deux voix contre vous sur toute la saison. Est-ce que vous vous sentiez en danger avant les conseils ?

Ce qui me faisait vraiment peur, c’était les colliers. Je suis devenu « colliophobe ». J’ai vu Diane sortir sur un collier venant de nulle part. Derrière,
j’ai vu Mathieu sortir sur un collier venant de nulle part. C’est trop violent, ce sont des gens qui ne sont pas en danger et il n’y a qu’une personne qui décide. À chaque conseil, j’étais plutôt serein sur le papier mais j’avais toujours cette peur. J’avais relativement confiance en ceux qui m’entouraient et j’avais noué des relations très solides avec pas mal de personnes et ça m’aurait étonné qu’elles me la mettent à l’envers.

Vous êtes contrôleur SNCF donc vous faites un métier exposé au public. Comment gérez-vous votre nouvelle célébrité ?

Ça se passe super bien, j’ai la chance d’avoir une image qui plaît aux gens même si je ne peux pas l’expliquer. Dans le train, les gens me reconnaissent, ils sont trop contents de me voir. Il y en a qui me regardent avec des grands yeux, ils deviennent timides et n’osent même pas demander une photo. Mais il suffit qu’il y en ait un qui ose et toute la voiture demande une photo (rires). C’est très cool et je suis très content de pouvoir représenter la SNCF et les contrôleurs, dont on dit que ce ne sont que des bourrus et des méchants alors qu’il y a aussi des humains derrière l’uniforme.

Si on vous propose de participer à une saison « all-stars », est-ce que vous repartiriez ?

Je dirais presque oui (rires). Tout dépend du contexte, vu que je vais être papa, je ne sais pas comment tout va se passer. Je développe mon activité de coaching, il y a plein de choses qui se mettent en place. J’ai eu une histoire incroyable avec Koh-Lanta et je suis trop content. Mais j’ai une petite frustration et si j’ai l’occasion d’y retourner pour prendre ma revanche et enfin soulever ce totem individuel, je réfléchirais grandement à la proposition.

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