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Mignonnes : pourquoi le film disponible sur Netflix fait polémique aux Etats-Unis

Mignonnes de Maïmouna Doucouré ne cesse de faire parler de lui depuis plusieurs jours… et pas toujours en bien. Les Américains dénoncent le film et appellent à boycotter Netflix, où il est diponible depuis le 9 septembre.

En août dernier, Maïmouna Doucouré a dévoilé son long-métrage baptisé Mignonnes. Celui-ci relate l’histoire d’une jeune fille âgée de 11 ans, Amy, qui rencontre un groupe de jeunes danseuses baptisé "Les Mignonnes". Rapidement, elle "s’initie à une danse sensuelle dans l’espoir d’intégrer leur bande et de fuir un bouleversement familial". Le film, qui souhaite alerter sur l’hypersexualisation des jeunes filles, a été bien accueilli dans les salles de cinéma françaises mais aux Etats-Unis, c’est une toute autre histoire.

Depuis le 9 septembre, Cuties (en anglais) est disponible outre-Atlantique sur Netflix… dont la promotion a choqué les Américains. Et pour cause, Netflix a d’abord interdit le film au moins de 18 ans et dévoilé une affiche du film sur laquelle les jeunes filles, légèrement vêtues, ont une allure sensuelle. Tout le contraire de l’affiche promotionnelle française.

#CancelNetflix

Depuis la mise en ligne de Cuties, les internautes ont appelé à boycotter la plateforme en lançant le hashtag #CancelNetflix sur les réseaux sociaux. Même les politiques se sont emparés du sujet : le sénateur Républicain du Texas Ted Cruz a demandé au département de la Justice de "conduire une enquête sur la production et la distribution de ce film". De son côté, le sénateur républicain du Missouri, Josh Hawley, a écrit une lettre ouverte à Reed Hasting, le grand patron de la plateforme. "Netflix devrait expliquer au public pourquoi ils distribuent un film, Mignonnes, qui manifestement exploite des enfants sexuellement et met en péril le bien-être de l’enfance", a-t-il écrit.

Maïmouna Doucouré : "A leur âge, elles ont vu ce genre de danse"

Face à cette polémique, Maïmouna Doucouré a pris la parole. Dans les colonnes de Zora, elle a assuré qu’un "climat de confiance" avec les enfants avait été créé et qu’elle n’avait pas manqué de leur expliquer ce qu’elle faisait, mais aussi d’évoquer les recherches qu’elle avait pu faire avant d’écrire le scénario. La réalisatrice révèle aussi avoir collaboré avec un psychologue pour enfant durant le tournage mais aussi après, pour que les jeunes actrices puissent "gérer cette nouvelle célébrité". Puis elle a ajouté : "J’ai également eu de la chance que les parents de ces filles soient des gens engagés, donc nous étions tous du même côté. À leur âge, elles ont vu ce genre de danses. N’importe quel enfant avec un téléphone peut les trouver".

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