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Alex Hugo (France 2) – Mikaël Fitoussi : "La série fait le choix de la qualité et de l'exigence"

Ce mercredi 9 septembre, France 2 diffuse un nouvel épisode inédit d’Alex Hugo. L’occasion de partir à la rencontre de Mikaël Fitoussi, interprète de Pascal Renart dans la série depuis la première saison. L’acteur, également passionné d’écriture, revient sur le succès d’Alex Hugo mais également sur son passage dans Engrenages (Canal+) et ses projets.

C’est l’une des séries incontournables de France 2. Depuis 2014, Alex Hugo offre de véritables succès d’audience à France Télévisions : mercredi dernier, le 2 septembre, ce sont près de 5,5 millions de téléspectateurs qui ont suivi l’enquêteur interprété par Samuel Le Bihan. On retrouve autour de lui plusieurs personnages récurrents, comme Angelo Batalla (Lionel Astier), la commissaire Christine Dorval (Marilyne Dorval) ou encore Pascal Renart. Ce dernier est incarné depuis le lancement de la série par Mikaël Fitoussi, que les fans d’Engrenages (Canal+) ont pu voir dans la saison 7, où il jouait Oury Mazouz. Télé 7 Jours s’est entretenu avec l’acteur, véritable passionné de création et cinéma, afin d’aborder le succès d’Alex Hugo, l’ultime saison d’Engrenages ou encore ses projets à venir. 

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Alex Hugo s’est fait une place de choix auprès des téléspectateurs et réalise d’excellentes audiences sur France 2. Comment voyez-vous ce plébiscite ? 

On est tous à apprécier ça, et à être tellement content ! Un succès ça ne peut arriver qu’une fois dans un parcours, ou même ne jamais arriver. On s’investit énormément, on essaye de donner le meilleur à chaque épisode. Avoir un tel retour, c’est vraiment très satisfaisant et ça nous fait énormément plaisir. Il faut en profiter.

Quelles sont selon vous les raisons de ce succès ?

On parle souvent des grands et beaux paysages, mais ce n’est pas Thalassa non plus. Alex Hugo, c’est avant tout de grandes histoires. Nous avons des scénaristes importants, très exigeants. Les différents réalisateurs sont pour moi de grands cinéastes, avec une réelle exigence, qui arrivent avec leur univers. À chaque épisode, c’est un nouveau défi : on veut surprendre le téléspectateur, ne pas tomber dans la répétition. Mais pour moi le premier point très fort, c’est le héros. Il est à l’ancienne, charismatique et nous rappelle ce qu’on aimait dans les grands westerns. Il est incarné par un Samuel Le Bihan qui est assez exceptionnel, mais dans le vrai sens du terme. Il donne beaucoup de sa nature et de son être, et il a des caractéristiques qui se fondent totalement dans cet univers de la montagne. Il est à la fois puissant, doux, fragile, instinctif… Ce sont des adjectifs que je pourrais aussi utiliser pour ce décor, ces grands espaces. Il y a donc une osmose parfaite entre ce personnage et l’univers dans lequel il évolue. Ensuite, tous les héros ont besoin de partenaires pour les relever ou lui tendre le bras. Là, il y a les équipes de la rurale et de la crim’. Les personnages ont à cœur de rendre justice, chacun avec ses méthodes. Les relations entre les différents protagonistes sont également assez fortes, et de plus en plus fouillées au fil de saisons.

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L’une des particularités de la série, c’est son format. Les saisons sont assez courtes, avec des épisodes de 90 minutes qui laissent la place à l’immersion et au développement…

Je pense que c’est la raison pour laquelle tout le monde est tant investi. C’est le choix de la qualité, du travail pendant quasiment un an sur le scénario. Cela implique aussi une grosse production, avec des tournages en montagne, en altitude… C’est passionnant et c’est aussi cela qui ramène un aspect dramatique à la série. Cette année on va même tourner un épisode à la neige.

Lorsque vous êtes sur le tournage de séries comme Alex Hugo ou Engrenages, échangez-vous avec les scénaristes sur la direction prise par votre personnage ?

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut faire confiance aux scénaristes et aux réalisateurs. C’est comme ça que l’on enlève ses béquilles, et il faut faire attention de ne pas vouloir changer des choses pour tomber dans la facilité. Maintenant, quand on commence à connaître son personnage et notamment dans une série où l’on est récurrent, on voit se nourrir d’année en année. C’est très satisfaisant en tant qu’acteur. Moi j’aime échanger avec les scénaristes et les réalisateurs, j’adore proposer des choses. De toute façon, ne serait-ce que partager des choses permet de nourrir l’autre, de partager nos sensibilités. Sur le plateau, on a la possibilité de faire des suggestions, rien n’est gravé dans le marbre. C’est aussi une part de notre travail.

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La huitième saison d’Engrenages a débuté sur Canal+ et sera la dernière. L’attente est importante chez les fans, mais conclure une série n’est jamais évident. Que pouvez-vous nous dire sur ce qui attend les téléspectateurs ?

Engrenages c’est un phénomène. J’ai eu la chance en tant qu’acteur, de tourner dans cette série dont j’étais fan avant de la rejoindre, lors de la saison 7. C’était une expérience unique et en terme d’écriture, Engrenages c’est brillant. Là, j’ai eu le privilège de voir les deux premiers épisodes de cette saison 8. Faites-moi confiance, ça va faire mal ! Je pense que cette fin va être grandiose et qu’ils ne vont pas se rater, ils sont trop forts. En plus, j’ai l’impression que cette conclusion arrive au bon moment, ils ont toujours bien senti les choses.

Vous serez à l’affiche de Jours Sauvages, le prochain film de David Lanzmann, dont vous avez co-signé le scénario. Comment avez-vous abordé cette phase de création, différente du travail de comédien ?

En tant qu’acteur, j’ai tout de suite eu le goût de l’écriture, dès mes débuts. Il fallait écrire des courts-métrages, pour ne pas être seulement dans l’attente de projets. Cela a été mon activité très vite, notamment avec David Lanzmann. L’écriture permet pour un comédien de continuer à travailler son art. Pour moi, c’est totalement complémentaire du jeu, l’un et l’autre me nourrit. Jours Sauvages, c’est le résultat de dix ans de travail avec David Lanzmann. C’est un film assez dur, un peu crépusculaire, qui est un peu un constat de notre société. Côté casting, il y a également Redouane Harjanne, Fabien-Alain Delon, Lola Aubrière… C’est un film un peu choral, les personnages vont se rejoindre : un jeune dealer, qui sera une sorte de fil rouge et réunir les protagonistes entre eux, une jeune étudiante fraîchement montée à Paris et des traders, dont je fais partie… Des rencontres vont se faire entre eux mais leurs relations vont être cimentées par le mensonge et l’ambition. Pour le moment il va partir dans les festivals, et on prévoit une sortie en 2021.

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Comment avez-vous ressenti cette double-casquette de scénariste et acteur lors du tournage ?

On se retrouve face à un comédien qui joue nos propres mots, c’est une sensation assez particulière. On voit des scènes se créer alors qu’on les a imaginées à la campagne lors de l’écriture, on la voit naître sous nos yeux… C’est très jubilatoire. C’est une expérience que je veux réitérer. J’aimerais également réaliser, c’est un gros kiff de savoir que j’ai encore un grand défi comme ça à accomplir.

Avez-vous d’autres envies en tête ou d’autres projets dans les tuyaux ?

Il y a une chose assez personnelle que j’aimerais faire avec mon frère Grégory. Il s’agit d’une série, et ça me tient à cœur. On tâtonne, je ne vais pas dire que le projet est pour demain, mais c’est une véritable envie. On souhaite travailler ensemble depuis longtemps et on va y arriver. Ce que je peux dire, c’est que ça ne sera pas “le bon frère et le mauvais frère”. Ça sera plus moderne que ça, ça sera plus original et quelque chose que ne sera pas déjà vu. On est assez proche avec Grégory et on veut partager notre passion ensemble.

Aurélien Gaucher

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