Musique

Sur son nouvel album "Free", Iggy Pop moins rock, plus libre

Il ne faut pas plus que quelques secondes, à peine entrés dans le premier morceau quasi-instrumental Free, qui donne son nom au tout : il y a comme l’impression d’entrer dans ce disque, comme dans un monde déjà mort.

Il y a trois ans, l'”Iguane”, bien aidé par Josh Homme des Queens of The Stone Age, signait un album rutilant, rock et classe : Post Pop Depression. Son successeur est beaucoup moins rock, traversé par les éclats du trompettiste de jazz Leron Thomas, et la guitare de Sarah Lipstate connue sous le nom de Noveller. La voix de crooner fatigué d’Iggy Pop semble encore plus basse que d’habitude.

Free est un album périlleux mais courageux, de la part d’un chanteur de 72 ans qui ne veut plus participer à sa mythologie punk. Peu de chansons, beaucoup de textes en spoken word, comme We Are The People emprunté à Lou Reed.

Comme son autre ami Bowie et son ultime album Blackstar, Iggy Pop fait dans le sombre, le crépusculaire. On ne lui connaissait pas encore cette facette, lui qui a tout vécu. Déstabilisant, mais plein de sens.

Sur “Free”, Iggy Pop en sombre poète de sa mythologie passée–‘—-‘–

Iggy Pop, Free (Thousand Mile/Caroline). Album disponible. En concert privé France Inter/Arte le 12 octobre à Paris.

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