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Lisa Azuelos dénonce les pratiques de son ex, le réalisateur Patrick Alessandrin

Le tout premier film de sa carrière, Lisa Azuelos l’a bouclé en collaborant avec son ex-mari Patrick Alessandrin. C’était en 1995, il s’appelait “Ainsi soient-elles” et il mettait en scène Marine Delterme, Vincent Cassel ou encore… Marie Laforêt, sa mère.

On la connaît beaucoup pour ses films, peu pour sa vie privée. Mais dans les pages du magazine Paris Match, Lisa Azuelos a accepté d’évoquer sa relation avec son ex, le réalisateur Patrick Alessandrin. Dans le cadre du septième art, bien sûr ! Le premier film qu’elle a signé de son nom, c’était en 2006, le fameux Comme t’y es belle avec Michèle Laroque et Aure Atika. Mais avant ça, elle avait accepté de travailler en couple. “J’ai fait un film avec mon mari sous son nom à lui, Lisa Alessandrin, rappelle-t-elle. Il s’était octroyé le statut de metteur en scène. Donc j’étais ‘coach d’acteurs’, ce qui signifiait que je dirigeais les comédiens. C’est là que j’ai compris ce que c’est que l’injustice de la division du travail.

Fervente féministe, Lisa Azuelos a fait partie du comité pour l’égalité qu’Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée l’année dernière. L’expérience vécue avec son mari lui aura sans doute servi de leçon… d’autant qu’elle a grandi avec un modèle de résistance, de courage, d’impulsivité en tête : sa maman, la chanteuse et actrice Marie Laforêt. “J’ai été élevée par un père marocain, avec toutes les valeurs patriarcales qui peuvent en découler, se souvient la cinéaste. Ma mère, en revanche, m’a toujours donné l’exemple d’une femme forte, solitaire, libre, qui avait fait sa carrière en premier. Et même si j’ai parfois dû en souffrir en tant qu’enfant, elle m’a appris qu’il ne faut pas être dépendante d’un homme et qu’il faut faire sa vie, gagner son argent. Elle avait raison…

Lisa Azuelos, “débarrassée” à la mort de sa mère

Il lui aura fallu du temps pour réaliser et pardonner. Lisa Azuelos a perdu sa maman le 2 novembre 2019. Mais en choisissant sa vie professionnelle, Marie Laforêt ne s’est jamais trop occupée de ses trois enfants. Elle a placé très tôt ses deux aînés dans une pension suisse, Les Sept Nains, dont le personnel aurait maltraité physiquement et moralement ses locataires. “On croit que la mort va gagner et, en fait, c’est l’amour qui gagne, constate pourtant la réalisatrice. J’ai été très proche d’elle à la fin de sa vie, mais, malgré tout, on ne refait pas les gens. C’était une louve solitaire, ma mère, et quand elle est partie, ça m’a débarrassée de toute la partie difficile liée au fait qu’elle avait un peu du mal à être mère. N’est resté que l’amour. Ça m’a moi-même surprise, je ne m’y attendais pas…

Retrouvez l’interview intégrale de Lisa Azuelos dans le magazine Paris Match, n° 3714 du 9 juillet 2020.

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