Mode

Slow fashion : ma garde-robe responsable

Et si, pour préserver l’environnement et contenir notre budget vêtements, on passait à la slow fashion ?

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L’industrie de la mode est à l’origine d’environ 20% des émissions de gaz à effet de serre, selon l’Agence de la transition écologique. Un chiffre qui pourrait grimper à 26% d’ici 2050, car nous achetons de plus en plus de vêtements… que nous gardons de moins en moins longtemps. A cela s’ajoute l’utilisation à grande échelle de pesticides et d’engrais, une importante consommation d’eau pour fabriquer les tissus, et un recyclage insuffisant des pièces usagées. Autant de raisons d’adopter la slow fashion, plus respectueuse de l’environnement… et moins coûteuse.

Retrouver la fibre écolo

Du coton cultivé en Ouzbékistan, filé en Turquie, teint en Chine et assemblé en Tunisie… avant de rejoindre notre penderie, un jean peut parcourir jusqu’à 65.000 km. Et la confection d’un banal tee-shirt en coton consomme 2.720 litres d’eau. Un coton garanti bio utilise au moins des engrais naturels et moitié moins d’eau. Le lin fait encore mieux : économe en eau et en produits chimiques, il est utilisé à 100%, sans aucun déchet. Et la France en est l’un des leaders mondiaux. Idem pour le chanvre, qui a encore moins d’impact environnemental.

A savoir. Certaines grandes marques ont commencé à utiliser le chanvre dans leurs productions, comme Levi’s avec la gamme Wear Hemp (“portez du chanvre”).

Des labels à rechercher sur les étiquettes

Plusieurs certifications aident à identifier les marques qui promeuvent une mode plus écologique et/ou équitable. Bien utile si vous faites vos premiers pas vers une garde-robe plus responsable.

Global Organic Textile Standard (GOTS). Il se décline en 3 niveaux d’exigence, dont le plus élevé garantit qu’au moins 95% des fibres utilisées sont bio. Il atteste aussi de conditions de travail décentes.

Oeko-Tex. Ce label suisse garantit des tissus et cuirs dépourvus de substances toxiques, ainsi qu’une production équitable et respectueuse de l’environnement.

Max Havelaar FairTrade. Le plus connu des labels de commerce équitable valide des conditions de travail et un revenu décent pour les producteurs. Mais ses exigences environnementales sont limitées. A préférer donc accompagné d’un label bio.

Acheter local

Acheter des vêtements et accessoires fabriqués en France, c’est une bonne façon de réduire l’empreinte carbone de sa penderie. Sur ce point vous pouvez faire confiance aux marques qui affichent le label “Origine France Garantie” (OFG). Celui-ci garantit que le prix de revient du produit est à plus de 50% d’origine française, ainsi que les étapes de fabrication lui donnant ses caractéristiques essentielles. Tricotage, teinture, découpe, confection, impression et finition : ces opérations doivent être impérativement réalisées sur le territoire national pour qu’un t-shirt puisse se prévaloir du label.

A savoir. Les contrôles sont réalisés régulièrement par l’Association française de normalisation (Afnor).

Des marques à suivre

Plusieurs marques françaises promeuvent la production locale et une mode plus respectueuse de l’environnement.

1083. L’entreprise propose un vestiaire complet à base de coton bio certifié GOTS, de fibres recyclées… 1083 pratique le délavage laser, et à lancé une gamme de jeans consignés pour favoriser le recyclage. La marque est certifiée OFG. 1083.fr

Splice Paris. La production de ce spécialiste du lin bio, certifié GOTS, est à 96% d’origine française. Certifié OFG. Splice.paris

Blanc Bonnet. Bonnets, écharpes, étoles, pulls, polos, en laine ou coton, fabriqués en France. Certifié OFG. Blanc-bonnet.fr

Jules et Jenn. Chaussures et accessoires faits pour durer et tous fabriqués en France et en Europe proche – Italie, Espagne, Portugal. Une gamme en toile et cuir recyclé. Juletjenn.com

La Gentle Factory. Fibres bio ou recyclées, procédés moins polluants (teinture certifiée Oekotex) et moins gourmands en énergie, et une production pour partie labellisée OFG pour ce fabricant qui propose un vestiaire complet. Lagentlefactory.com

Good Fabric, pionnière de la mode éthique

Coton et lin bio, chanvre durable, fibres recyclées… Après avoir créé en 2004 Ekyog, l’une des toute premières marques de mode éthique en France, Nathalie Lebas-Vautier a fondé Good Fabric en 2016. A la fois fabricant de collections et d’accessoires textiles au sein de filières certifiées, et accompagnateur d’entreprises dans leur stratégie de responsabilité sociale (RSE), la marque œuvre pour une industrie textile plus respectueuses des hommes et de l’environnement. Une démarche validée par la certification GOTS, le label international de référence pour le textile biologique, qui réglemente les aspects environnementaux de la production mais aussi les aspects sociaux. Le coton Good Fabric est également certifié “commerce équitable” via le label Flocert.

La seconde main, c’est tendance

Près de deux Français sur cinq ont acheté des vêtements d’occasion en 2019, selon une étude de l’Institut français de la mode et de la Fédération de la vente à distance (Fevad). Les articles les plus revendus sont d’abord les vêtements (36%), devant la maroquinerie (21%) puis les chaussures (16%). Une tendance de consommation qui connaît une forte croissance en ligne, et que les enseignes de la grande distribution ne veulent pas manquer.

A savoir. Auchan commence à équiper ses magasins d’espaces de vente de vêtements d’occasion, en partenariat avec Patatam, une entreprise basque spécialisée dans la mode de seconde main. A savoir. A 8€ la robe, 3€ le t-shirt ou encore 15€ le blouson, la politique du prix unique simplifie le choix.

Les bonnes occasions à dénicher en ligne

En ligne et sur smartphone, Vinted est la plateforme/application la plus populaire du marché de l’occasion. On y trouve de tout, du pull bradé au prêt-à-porter haut de gamme à plusieurs centaines d’euros. Videdressing se focalise davantage sur les vêtements de milieu de gamme et luxe, en maroquinerie notamment. Sa garantie “satisfait ou remboursé” permet de retourner un produit quel que soit le motif d’insatisfaction. Spécialisé dans le haut de gamme et luxe, Vestiaire Collective s’assure de la conformité de chaque article avant l’envoi. Cher, mais vérifié donc.

A savoir. Videdressing publie un barème indicatif : le neuf avec étiquette se négocie de 50 à 60% du prix boutique, et de 40 à 50% sans étiquette. Comptez 30 à 40% du prix du neuf pour des pièces en “très bon état”, 20 à 30% en “bon état” et 10 à 20% pour un “état moyen”.

Bon plan, la location entre particuliers

Pour un événement festif ou juste pour vous faire plaisir, vous pouvez dénicher vêtements et accessoires tendance sur les plateformes de location entre particuliers, qui proposent un large éventail aux meilleurs prix. Un blouson Sandro ou une robe Maje pour 40€, c’est sur le site Lescachotieres.com. Le prix vaut pour 4 jours de location, couvre les frais d’envoi, de retour, et le nettoyage. Et pourquoi ne pas rentabiliser certaines pièces de votre vestiaire par ce biais, via le processus sécurisé par le site ? Même principe sur LaFashionLib.fr, où tous les biens proposés à la location sont couverts par une assurance.

A savoir. Les Cachotières sont en train d’enrichir leur offre en développant une collaboration avec certaines marques, prêtes à proposer leurs collections à la location.

Pour une grande occasion

En quête d’une robe de prestige ou d’un smoking pour une soirée d’exception ? Rendez-vous sur Tenuedunsoir.com ou 1robepour1soir.com pour louer la première (de 30 à 200€ selon le modèle, tarif 34 jours) et sur Lesdeuxoursons.com pour le second (70€ pour 4 jours). Vous pouvez y ajouter une petite veste de marque pour 70 à 150€ (Chanel, affichée 2 500€, louée 150€ la semaine) et, pour lui, une Rolex Submariner valant 7 900€ (180€ pour 3 jours, sur Watchconsulting.com).

A savoir. Un sac Chanel, affiché à 4 000€ en boutique, se loue 120€ la semaine et les modèles plus abordables, dès 30€. Serre-tête, bandeaux, etc., s’affichent de 7 à 20€.

Recyclage, peut mieux faire

Avec seulement 38% de collecte, soit 3,6kg par habitant, le recyclage des vêtements usagés reste insuffisant en France. Pourtant, 99,6% de ces textiles et accessoires collectés peuvent être valorisés sous de multiples formes. Chaussures, vêtements et linge de maison, rideaux… Vous pouvez déposer tous ces articles usagés dans une des nombreuses bornes de collecte. Veillez à ce qu’ils ne soient pas souillés ou humides, pour ne pas abîmer les autres produits. Trouvez la borne la plus proche de chez vous sur Lafibredutri.fr et Lerelais.org

Une appli pour tout savoir sur les vêtements

Votre marque préférée est-elle respectueuse de l’environnement ? Se préoccupe-t-elle des conditions de travail chez ses sous-traitants, ou encore du bien-être animal ? Trouvez les réponses à ces questions avec l’application gratuite Clear Fashion (sur Android et iOS). Une fois sur la fiche de la marque, vous pouvez obtenir la note d’un vêtement en particulier en scannant son étiquette.

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