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Tout savoir sur la cuisine du Lubéron

Généreux et gorgé de soleil, le terroir du Luberon ne manque pas de spécialités gourmandes. Petite sélection de celles qui font sa réputation.

Ce vin bénéficie d’une AOC depuis 1988. Planté en plein coeur du Parc naturel régional du Luberon, c’est l’un des vignobles les plus méridionaux de la vallée du Rhône. Avec 2 600 heures d’ensoleillement par an, les vignes mûrissent harmonieusement sur les coteaux, à une altitude qui varie de 200 à 450 mètres d’altitude. Né d’une terre calcaire et sablonneuse, le rosé, frais et fruité, domine la production.

L’agneau, né du grand air

L’élevage du mouton, principale production animale de la région, est ancré dans le paysage depuis le Moyen Age. L’été, certains éleveurs conduisent encore leurs troupeaux pour passer les beaux jours sur les hauts plateaux. Les mères broutent à satiété et les petits naissent au début de l’automne ou à la fin de l’hiver pour se faire tendres à Noël ou Pâques. En gigots à la crème d’ail, en côtelettes, en brochettes aux herbes, ils régalent les palais connaisseurs.

Le banon, un moelleux unique

Ce petit fromage de chèvre au lait cru, onctueux, corsé mais pas fort, est le fruit d’une technique savamment orchestrée. Son affinage se poursuit une fois enveloppé dans des feuilles de châtaigniers, liées par un brin de raphia. Un moyen d’en conserver le moelleux. Une Appellation d’origine contrôlée protège ce savoir-faire unique, que l’on célèbre chaque année lors d’une grande fête en mai dans le village de Banon.

Le melon, produit star

Originaire d’Afrique, ce fruit gorgé de soleil est un emblème ! Il apparaît à Cavaillon au XVe siècle et demeure pendant des années une ressource économique importante pour les agriculteurs de la région.

La cerise, rubis de la région

Chaque printemps, les cerisiers en fleur émerveillent les visiteurs… qui doivent encore attendre 45 jours pour passer à la dégustation. Rouge, ronde et sucrée, fraîche ou cuisinée, la cerise (Burlat, Summit, Van…) est la star fruitée de l’été. Le Vaucluse est, en effet, considéré comme le plus gros producteur avec quelque 17 000 tonnes récoltées chaque année… et une appellation prestigieuse, la cerise des monts de Venasque.

La pomme de terre de Pertuis

Ni une variété, ni une appellation, cette pomme de terre à la chair jaune pâle est, en réalité, une marque déposée à laquelle les habitants de la région sont très attachés. Cultivé dans le sol sableux riche en limon de la vallée de la Durance par une dizaine de producteurs, le tubercule est apprécié pour son excellente conservation.

Les fruits confits viennent d’ici !

Répandu en Italie, le confisage arrive en Provence avec l’installation des papes en Avignon. En 1342, en pèlerinage à Apt, Clément VI confie à la ville la préparation de ces délices sucrés qui feront sa renommée comme capitale mondiale du fruit confit.

Le gibassier, casse-croûte sucré

Lors des longues journées de transhumance, les bergers emportaient dans leur besace ce biscuit à base de farine et d’huile d’olive en forme de feuille. Spécialité de Lourmarin, dont le nom provient probablement du Gibas, l’un des sommets du massif du Luberon, on le confond souvent avec un autre gibassier en Provence : une fougasse briochée, aussi appelée pompe à huile, qui constitue l’un des treize desserts provençaux.

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Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Régions n°19 juin-juillet 2020

Galerie: Le menu de la semaine du 20 au 26 juillet 2020 (Cuisine Actuelle)


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