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Soirées privées clandestines au palais Vivienne : Pierre-Jean Chalençon s’exprime

Propriétaire du Palais Vivienne, au cœur de la polémique des dîners clandestins depuis plusieurs jours, Pierre-Jean Chalençon a pris la parole sur BFMTV.

Le Palais Vivienne a-t-il reçu, le 1er avril dernier, plus de 200 convives dans le cadre d’un dîner clandestin à Paris ? C’est la question que tout le monde se pose depuis plusieurs jours. Après la diffusion sur M6 d’un reportage mettant en lumière l’organisation de dîners non autorisés en période de restrictions sanitaires, l’hôtel particulier du 2ème arrondissement de Paris est au cœur de la polémique. Son propriétaire, Pierre-Jean Chalençon, est en effet soupçonné d’avoir organisé plusieurs évènements hauts-de-gamme, dont une grande réception la soirée du 1er avril, et de s’en être vanté par la suite dans une vidéo en modifiant sa voix. Il aurait notamment affirmé avoir dîné dans plusieurs restaurants avec "un certain nombre de ministres".

Mais alors que sur les réseaux sociaux, les internautes condamnent l’attitude de Pierre-Jean Chalençon et du chef Christophe Leroy, le propriétaire du Palais Vivienne assure qu’aucun dîner clandestin n’a eu lieu dans son établissement. "Je n’organise pas de dîners, je n’organise pas de soirées, je n’organise absolument rien du tout au Palais Vivienne ou ailleurs", a-t-il assuré mardi 6 avril, dans le Live Toussaint de BFMTV. "Ça fait 15 mois que le Palais Vivienne, que mon domicile est fermé. Non, pas du tout. J’aimerais bien que l’on puisse à nouveau ouvrir, à nouveau faire la fête, mais malheureusement je suis un bon citoyen, je n’organise absolument pas de dîners, de soirées, de fiestas au Palais Vivienne." Par l’intermédiaire de son avocat Me Jean-Luc Chetboun, Pierre-Jean Chalençon a précisé avoir voulu "faire de l’humour" en prétendant dîner avec des ministres en pleine troisième vague de Covid-19.

Une enquête pénale ouverte

Également interrogé par l’AFP, le propriétaire de l’hôtel particulier assure ne pas avoir mis les pieds dans la cuisine du Palais "depuis le 2 décembre". Il souligne également que selon lui, organiser un tel évènement clandestin au Palais Vivienne serait impossible. "La rue est en sens unique, l’immeuble est très sonore, on aurait entendu s’il y avait eu un dîner de 200 personnes jeudi dernier", soutient-il. De son côté, le président du Conseil syndical de l’immeuble, M. Robin, affirme que "la cuisine a été totalement démontée le 23 mars" et qu’aucun dîner clandestin n’a donc pu avoir lieu au sein du Palais Vivienne. Face à ces démentis, une enquête pénale a été ouverte dimanche 4 avril par le procureur de Paris Rémy Heitz.

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