Pourquoi il vous faut regarder la provenance d'un mouvement horloger ?

Loin de la sphère de la haute horlogerie, une grande partie de l’horlogerie suisse cultive avec soin des montres de pointe accessibles. À design égal, la différence se fait parfois sous le cadran, avec un calibre maison qui fait grimper la cote d’une marque.

Quartz, mécanique, automatique… Si les experts connaissent et peuvent passer des heures à comparer les multiples sous-catégories qui composent ces grandes familles de mouvement, beaucoup de clients se concentrent en premier sur l’allure d’un garde-temps avant de se pencher sur ses rouages. Alors quand la boutique parisienne d’Oris, située à l’angle de la très en vue rue Montmartre, a lancé fin 2020 son tout premier mouvement maison sur sa montre star Aquis, certains n’ont peut-être pas immédiatement saisi la signification de cette information. Car pour s’offrir le luxe de ne plus être dépendant d’un mouvement conçu en masse par des spécialistes, il faut redoubler d’efforts. « On est partis d’une feuille blanche et après cinq ans de développement et un nombre incalculable de tests, nous avons enfin réussi à lancer notre propre mouvement. », se souvient Vincent Coquet, directeur commercial et marketing d’Oris France. « Il est évolutif, mais pour autant il ne va pas remplacer l’intégralité des mouvements que nous utilisons. C’est un plus. » Son nom de code ? Le calibre 400, un trois aiguilles fonction date assez classique qui peut pourtant se targuer d’être la première montre sur le marché à être garantie 10 ans.

Temps fort

Montre Divers Sixty-five, 40mm, mouvement automatique calibre 400 avce fonction date, boîtier et bracelet en bronze et acier, Oris, 2100 €. Disponible sur Oris.ch

Alors pourquoi faire ployer ses ateliers sous le poids d’un tel effort ? Pour le plaisir de relever un challenge haut la main, certes, mais pas que. « Notre objectif reste de se repositionner dans un marché de l’entrée de gamme où il devient très compliqué de se tailler une place lorsqu’on est indépendants. », ajoute Vincent Coquet. À moins de s’offrir les armes pour mener cette bataille et faire valoir un savoir-faire horloger, désormais inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

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