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"Marre de souffrir pour ma contraception" : la pétition qui appelle le gouvernement à protéger les femmes

La journaliste Sabrina Debusquat, spécialisée sur la santé des femmes, réclame au gouvernement une concertation nationale sur la contraception.

En septembre 2017, Sabrina Debusquat publie J’arrête la pilule : une enquête sur les effets secondaires de la contraception orale. La journaliste indépendante, spécialisée sur la santé des femmes, y décrypte la pilule contraceptive sous toutes ses coutures : son histoire, ses effets sur le corps et l’environnement… Sans oublier d’expliquer pourquoi la nouvelle génération de femmes s’en détachent aujourd’hui. Pour l’auteure, le constat est sans appel : malgré le progrès immense qu’elles constituent, les hormones contraceptives s’avèrent être de puissants perturbateurs endocriniens.

À l’époque, le livre fait polémique. Qu’importe, Sabrina Debusquat ne compte pas s’arrêter là. Deux ans plus tard, la journaliste enfonce le clou avec Marre de souffrir pour ma contraception, un manifeste féministe dans lequel elle demande une concertation nationale autour de la contraception. Parce que le gouvernement n’a pour l’heure pas réagi, la militante est passée à la vitesse supérieure en lançant une pétition ce mardi 29 octobre. L’objectif ? Interpeller les pouvoirs publics et réunir autour de la table femmes, hommes, chercheurs et médecins pour développer des contraceptions sans effets indésirables. «Une femme qui refuse de s’exposer au risque d’effets indésirables a un choix contraceptif extrêmement limité, voire nul. Il y a donc une vraie demande», écrit Sabrina Debusquat dans sa tribune.

En vidéo, la légalisation de la pilule en France

“La pilule ne doit pas devenir une injonction”

En l’espace de seulement quelques jours, la pétition a recueilli plus de 25.000 signatures. Quelques personnalités médiatiques ont notamment affiché leur soutien. Parmi elles : la dessinatrice et auteure féministe Diglee. «Je signe cette pétition parce que je refuse d’entendre encore aujourd’hui en 2019, bientôt en 2020, des amies me dire que ça fait des années qu’elles souffrent de dépression, de baisse de libido, qu’elle associent ces symptômes à leur pilule et que personne ne veut les entendre», déclare l’illustratrice dans une vidéo. Avant de conclure : «J’aimerais que la pilule, qui a été un pilier du féminisme, ne devienne pas une injonction, ni boulet, ni quelque chose qui fait souffrir les femmes. Ça a été fait pour nous libérer. Aujourd’hui, on est des centaines de milliers à demander plus de solutions contraceptives que celles qui nous sont proposées.»

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