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La Montespan, la Pompadour et du Barry… Connaissez-vous les maîtresses du Trianon ?

A Versailles, les palais du Grand et du Petit Trianon ont vu s’épanouir les amours de Louis XIV puis de Louis XV.

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La marquise de Montespan

Louis XIV ordonne en 1670 la construction, près du château de Versailles, d’un second palais pour la marquise de Montespan, sa maîtresse officielle depuis trois ans. Édifié au bout d’un bras du Grand canal, le nouveau château est situé à la place de l’ancien village de Trianon, rasé deux ans plus tôt. Recouvert de faïences, il est aussitôt appelé Trianon de porcelaine.

La dulcinée y rencontre son souverain principalement durant l’été. Elle aura avec lui sept rejetons. Mais, lassé, le roi s’éloigne, lui préférant la nourrice de ses enfants, la future Madame de Maintenon. En 1687, Louis XIV fait remplacer le bâtiment qui a vu les heures de gloire de la Montespan par le Trianon de marbre, aujourd’hui appelé Grand Trianon. Il exige de construire la toiture à l’italienne, c’est-à-dire très basse afin d’être invisible depuis le sol.

Madame de Pompadour

Jeanne-Antoinette Poisson, épouse du financier Le Normant d’Etiolles, devient la favorite de Louis XV à partir de 1745. Très influente à la cour, où elle est toutefois méprisée pour son ascendance bourgeoise, la nouvelle marquise de Pompadour incite le roi à aménager des appartements au Trianon de marbre, en 1750. Cette maison de campagne royale, délaissée depuis la fin du règne de Louis XIV, marquée par de nombreux deuils, est dépoussiérée et décorée d’objets rapportés de voyages. Un bon moyen pour la concubine de s’éloigner de courtisans trop envahissants et de distraire le monarque, enclin à l’ennui.

Elle a l’idée d’un second Trianon, plus petit, construit à 200 mètres du premier. Elle en supervise les plans dès 1762 avec l’architecte du roi Ange-Jacques Gabriel. Mais elle décède en 1764, quatre ans avant l’achèvement du Petit Trianon.

La comtesse du Barry

La jeune et jolie Jeanne Bécu succède, en 1768, à Madame de Pompadour dans le cœur de Louis XV. Il a trente-trois ans de plus qu’elle. Si son rôle politique est sans grande envergure, la nouvelle comtesse du Barry est toutefois mêlée à de nombreuses intrigues, qui ont failli causer son renvoi de la Cour. Présente avec le monarque à l’inauguration du Petit Trianon, en 1769, Jeanne est la première à en profiter. Mais le roi s’éteint cinq ans plus tard et, haïe par la famille de son protecteur, elle se retire au château de Louveciennes, construit pour elle. Arrêtée sous la Révolution, elle est guillotinée en 1793. Entre-temps, Marie-Antoinette s’est vu offrir par Louis XVI, en 1774, les clés ornées de 531 diamants de ce pavillon d’agrément.

A lire

Trianon et le hameau de la reine, Jacques Moulin (texte) et Francis Hammond (photo), éd. Flammarion, 75 €.Cet ouvrage illustré par de superbes photographies retrace l’histoire du domaine de Trianon. Après avoir hébergé les amours royales puis le jardin secret de Marie-Antoinette, le lieu devient une retraite appréciée par Napoléon et Marie-Louise puis par Louis-Philippe au XIXe siècle.

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Article paru dans le numéro Femme Actuelle Jeux Histoire n°15 septembre-octobre 2020

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