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« Il se passe des choses » entre Bach et Balthazar, promet Tomer Sisley

Il sait faire parler les morts comme personne ! Tomer Sisley remet la blouse du médecin légiste surdoué Raphaël Balthazar ce jeudi à 21h sur TF1 pour une troisième saison de la série policière, où il fait équipe avec le capitaine Bach, incarnée par
Hélène de Fougerolles. Plébiscitée par le public (le final de la saison 2 avait réuni quelque 6 millions de fans), la saison 3 de Balthazar  commence six mois après la mort de son ami, le Dr Margueritte, survenue lors du dernier épisode. 20 Minutes s’est entretenu par téléphone avec l’acteur pour savoir comment la relation entre les deux héros va évoluer.

Au bout de 3 saisons, qu’est-ce qui vous plaît toujours dans le personnage de Balthazar ?

Je n’ai pas la sensation d’avoir fait le tour du personnage, il n’est pas unidirectionnel. Il a beaucoup d’aspérités et de facettes différentes. Il n’est pas le même quand il fait le mariole avec le capitaine Bach et Jérôme Delgado, quand il roule des mécaniques et qu’il est coquin et taquin un peu comme un gamin, que lorsqu’il est avec Fatim et Eddy dans son IML. Là, il a un côté plus professoral, il est dans la transmission, la bienveillance et l’envie d’enseigner. Et quand il se retrouve tout seul chez lui avec pour seule compagnie le souvenir de sa défunte femme, il est souvent à fleur de peau. Ce sont déjà trois personnages complètement différents. Rajoutez à cela le nombre de situations qu’il traverse au cours des saisons. Je n’ai pas l’impression d’avoir joué cinq fois la même scène. Ce côté léger de Balthazar avec le capitaine Bach ou quand il fait un peu son kéké, c’est très jouissif à trouver sur un plateau.

Après le final déchirant de la saison 2, quel est l’état d’esprit de Balthazar en ce début de saison 3 ?

Il a coupé les liens avec le passé et a tout abandonné. Il se retrouve tout seul face à la nature sur un voilier afin de reprendre contact avec les éléments, avec lui-même et avec la vie. D’un autre côté, il est juste en train de fuir le passé. Une réalité qui va évidemment finir par le rattraper…

Alors que la saison 2 explorait les failles du personnage et notamment sa santé mentale, la tonalité de cette saison 3 semble plus joyeuse…

On a effectivement retrouvé la bonne humeur qui représente Balthazar. Cela fait partie de l’ADN du personnage. Ce garçon plutôt joyeux arrive à donner un peu de légèreté à des situations souvent dramatiques. Plus que dans les autres, dans cette saison, chaque épisode a un véritable univers. Il y a un épisode dans le registre fantastique où on imagine ce que cela donnerait si Lise n’était pas morte, un autre avec l’IGPN dans le ton de la comédie assumée. Chaque univers amène son lot de situations et ses codes, cela nous donne de la matière à se mettre sous la dent en tant qu’acteur et ça, c’est super !

Va-t-on en savoir plus sur le décès de son épouse ?

On va enfin savoir ce qui s’est vraiment passé. Je peux vous promettre que cette troisième saison apporte enfin des réponses, toutes les réponses aux questions que se posent Balthazar et les téléspectateurs, sur ce qui s’est passé il y a treize ans avec sa femme Lise qu’il n’arrive pas oublier.

Comment évoluent ses rapports avec le capitaine Bach ?

Au début de la saison 3, Balthazar et le capitaine Bach finissent enfin par s’avouer un peu leurs sentiments l’un envers l’autre. Des sentiments qu’ils refoulaient ou qu’ils ne voulaient pas s’avouer à eux-mêmes… Sauf que cela va avoir des conséquences dans leurs vies privées et professionnelles auxquelles on ne s’attendait évidemment pas.

On sent une grande tension sexuelle entre eux. Avez-vous envie de les voir céder à la tentation ou préférez-vous que la série repousse cela au maximum, voire ne franchisse jamais la ligne ?

Si cela se concrétisait entre eux, il n’y aurait évidemment plus cette tension… Après, il y aurait autre chose. Quand on fait un choix, on gagne toujours quelque chose et on perd toujours quelque chose. Mais je ne m’exprimerai pas sur mes envies parce que je ne veux surtout pas vendre la mèche sur ce qui pourrait se passer en fin de saison 3, mais je vous promets qu’il se passe des choses. (Rires)

Le tournage de cette saison 3, interrompu par le confinement, a repris avec des règles sanitaires strictes. Cela a-t-il provoqué des changements dans l’intrigue ou dans l’ambiance sur le plateau ?

Cela n’a strictement rien changé au scénario. On nous prenait la température tous les jours à notre arrivée sur le plateau et toute l’équipe, sauf les acteurs pendant les prises, portait des masques.

Quelle est la qualité que vous enviez à Hélène de Fougerolles ?

Elle a bien plus qu’une ! Hélène attaque toujours le boulot longtemps en avance. Lors de notre premier rendez-vous avec la production, deux mois avant le tournage du premier épisode, elle connaissait déjà tout son texte par cœur ! Moi, je ne peux pas faire cela, j’en suis incapable. J’ai besoin d’attendre la dernière seconde. Il m’arrive souvent de mémoriser le texte au plus tôt la veille voire le matin même. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui arrivent à abattre du travail longtemps avant que ce ne soit primordial.

Vous tournez « Une mère parfaite » pour TF1 et ZDF avec Julie Gayet, pouvez-vous nous en dire plus ?

C’est Quad, à qui l’on doit Le Bazar de la charité, qui produit. Cette coproduction franco-allemande est réalisée par Frédéric Garçon qui apporte beaucoup de soins à l’esthétique. Cette minisérie en 4X52 suit l’histoire d’une mère, jouée par
Julie Gayet, dont la fille, qui vient juste d’atteindre la majorité, est accusée de meurtre à Paris. La mère, qui vit à Berlin, prend le premier avion et frappe à la porte d’un avocat, qui se trouve être l’homme qu’elle a quitté du jour au lendemain il y a plus de vingt ans. Et je joue cet avocat.

Vous allez prochainement jouer dans « Don’t look up », un film Netflix réalisé par le brillant Adam McKay avec Leonardo di Caprio, Jennifer Lawrence, Cate Blanchett, Meryl Streep…

Je partage votre amour pour Adam McKay. J’ai pris une vraie claque avec Vice, et évidemment The Big Short. J’ai trouvé sa série Succession parfaite. Je suis très curieux de tourner avec ce garçon qui est clairement un intello avec beaucoup d’humour et de voir ce qu’il va faire de ce scénario. Et évidemment, c’est génial de tourner avec tous ces acteurs, surtout sachant que Meryl Streep est juste mon actrice préférée de tous les temps. Meryl Streep, pour moi, c’est Dieu

« Largo Winch 3 » est à l’écriture ?

Oui, en écriture et en cours de financement.

Pouvez-vous nous parler de la série que vous êtes en train de développer ?

Il faudrait que je passe la seconde. C’est toujours à l’état de l’écriture. J’ai vendu un 6×52 à TF1. C’est une histoire d’amour sur fond de polar, mais une histoire d’amour avant tout.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de passer à l’écriture ?

J’ai des envies. Acteur, réalisateur, producteur ou scénariste, tous ces corps de métiers sont les facettes d’un seul et même arbre, la fiction. Le faire soi-même est une manière de pouvoir mener à terme une idée sans être obligé de se dire : « Ah, si je l’avais écrit moi-même, je n’aurais pas fait pareil ». Alors un jour, on se dit : « Eh bien, tu n’as qu’à l’écrire ton truc ! » J’ai envie de raconter cette histoire-là, une histoire d’amour entre deux personnages que tout oppose. La question qui m’intéresse c’est jusqu’où peut-on aller par amour ? L’amour est une arme particulièrement puissante qui peut nous faire faire le meilleur comme le pire. Il y a des choses impensables qu’on peut faire juste parce qu’on est amoureux. Je me dis que cela n’a peut-être pas totalement été raconté sous cette forme-là et que j’ai des choses à dire là-dessus.

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