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Hémorragie cérébrale : les symptômes qui nécessitent de consulter en urgence

Une hémorragie cérébrale cause de violents maux de tête, des vomissements ou des vertiges. Cette pathologie doit être prise rapidement en charge, car elle peut entraîner de graves complications sur le long terme.

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Une hémorragie cérébrale se caractérise par un saignement causé par la rupture d’un petit vaisseau qui provoque un hématome à l’intérieur du cerveau. Une hausse brutale de la tension artérielle est souvent responsable d’une hémorragie cérébrale, car elle affecte une petite artère qui éclate.

Des causes moins fréquentes peuvent également provoquer cette pathologie comme une anomalie des vaisseaux sanguins présente depuis la naissance, un anévrisme cérébral ou encore une connexion anormale entre les artères et les veines. Différents facteurs de risque peuvent également favoriser son apparition tels que le tabagisme, l’obésité ou une alimentation riche en graisses saturées, en acides gras trans et en calories.

Quels sont les symptômes d’une hémorragie cérébrale ?

Les premières manifestations d’une hémorragie cérébrale sont les maux de tête. Ces céphalées sont souvent douloureuses et peuvent s’accompagner de vomissements. Selon la localisation de l’hématome, d’autres symptômes peuvent se déclarer :

  • une hémiplégie qui se manifeste par une paralysie d’un côté du corps
  • des troubles de la sensibilité d’un côté du corps
  • des troubles de la coordination et des maladresses des gestes d’un côté du corps
  • une aphasie qui désigne un trouble du langage
  • des vertiges
  • des troubles de la vision avec une baisse ou une perte de la vue

Comment est posé le diagnostic d’une hémorragie cérébrale ?

Une hémorragie cérébrale est souvent suspectée après un examen clinique des symptômes du patient. Le professionnel de santé peut alors prescrire des analyses sanguines afin de mesurer le nombre de plaquettes présentes dans l’organisme et d’évaluer le temps nécessaire au sang pour coaguler.

Pour confirmer le diagnostic, une tomodensitométrie (TDM) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM) sont réalisées. Ces deux examens permettent de différencier l’accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique et l’AVC ischémique. Dans certains cas, le taux de glycémie est déterminé, car un faible taux de sucre dans l’organisme peut déclencher des symptômes évocateurs d’un AVC.

Hémorragie cérébrale : quel est le pronostic ?

Le pronostic varie selon la taille de l’hématome, l’âge du patient et son état de santé. Un AVC hémorragique est souvent plus mortel qu’un AVC ischémique. Des complications surviennent souvent chez un patient avec une hypertension artérielle chronique. Il est donc nécessaire d’avoir un suivi médical et un contrôle régulier de la tension artérielle.

“Environ la moitié des personnes qui souffrent d’une hémorragie diffuse meurent en quelques semaines. Les patients survivants reprennent souvent connaissance et retrouvent une partie de la fonction cérébrale au fil du temps. Cependant, la plupart ne récupèrent pas toutes les fonctions cérébrales perdues”, explique le manuel MSD, un portail d’informations médicales. Lorsque l’hémorragie est moins répandue, les patients se rétablissent plus rapidement.

Comment soigner une hémorragie cérébrale ?

Lors d’une hémorragie cérébrale, une prise en charge en urgence est nécessaire. Le traitement repose principalement sur le contrôle de la tension artérielle et des facteurs de risque. Une surveillance neurologique rapprochée est également nécessaire.

Pour prévenir d’éventuelles complications, les patients sont souvent admis dans une unité de soins intensifs. Contrairement à un traitement pour un AVC ischémique, les anticoagulants, l’aspirine et les médicaments thrombolytiques ne sont pas préconisés, car ils aggravent le saignement cérébral.

Dans de rares cas, une intervention chirurgicale est programmée pour retirer le sang accumulé dans la boîte crânienne et alléger la pression intracrânienne. Cette opération n’est pas souvent exécutée, car elle peut provoquer un saignement encore plus important et causer une grave invalidité. Cependant, elle peut sauver un patient qui a une hémorragie dans le cervelet.

Source : le manuel MSD et la Fondation pour la recherche sur les AVC

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