Lifestyle

En manque de phoques, les ours blancs se tournent sans succès vers les oeufs de canard

  • Groenland : petite virée dans le fjord de Nuuk

    GEO

  • Le yéti, légende populaire ou réalité ?

    GEO

  • Islande: l'éruption volcanique s'étend avec une nouvelle source de lave

    GEO

  • Cloches et oeufs de Pâques, d’où viennent ces traditions de Pâques ?

    GEO

  • Chili : des perroquets momifiés livrent leurs secrets

    GEO

  • Faites la connaissance de Nouria Newman, une kayakiste qui dompte les rivières

    GEO

  • Découvrez le mochi, célèbre petit gâteau japonais

    GEO

  • Quelle est la différence entre vénéneux et venimeux ?

    GEO

  • Pourrions-nous un jour produire du venin comme les serpents ?

    GEO

  • Votez pour élire le plus beau marché de votre région

    GEO

  • Quel est l'origine du poisson d'avril ?

    GEO

  • Zeus, roi des dieux et seigneur de l'Olympe

    GEO

  • Environnement : l’Australie se lance le défi de recenser sa population de koalas

    GEO

  • L'exposition Le chat déambule de Philippe Geluck prend place aux Champs-Elysées

    GEO


  • Groenland : petite virée dans le fjord de Nuuk

    GEO


  • Le yéti, légende populaire ou réalité ?

    GEO


  • Islande: l'éruption volcanique s'étend avec une nouvelle source de lave

    GEO

Des images d’animaux coincés sur des petits morceaux de glace partis à la dérive, ou faisant les poubelles dans des localités du grand Nord, ont ainsi fait le tour du monde ces dernières années.

Et le rétrécissement toujours plus marqué de la banquise a une conséquence directe sur l’alimentation de ces animaux, en limitant les possibilités de chasser le phoque, leur proie de prédilection.

Pour étudier les changements concrets causés par ces modifications dans les habitudes de chasse des ours, des chercheurs canadiens ont suivi une vingtaine d’animaux à l’aide de drones dans le territoire du Nunavut.

Le résultat de leurs observations, publié mercredi dans le journal Royal Society Open Science, montre ces prédateurs s’en prenant aux nids de canards Eider pour y dévorer les oeufs. Mais sur une période de 11 jours, à mesure que le nombre d’oeufs restant diminuait, les ours revenaient sur des nids déjà vidés dans l’espoir d’y trouver de la nourriture. Ils ne faisaient pas non plus le lien entre la présence de canards et la possibilité de trouver des oeufs.

“Ceci montre que si une espèce peut intégrer des ressources non préférées dans son régime quand sa proie principale devient plus difficile à trouver, elle peut ne pas être capable de le faire efficacement”, écrivent les auteurs.

Et si les ours tirent des oeufs des calories appréciables, ce régime ne devrait pas fournir une source de nourriture durable pour “ursus maritimus,” espèce classée “vulnérable”.

La population sauvage d’ours polaires est estimée à 25.000 individus, répartis à travers l’Alaska, le Canada, le Groenland, la Norvège et la Russie.

Une étude publiée en juillet dernier dans Nature Climate Change estimait qu’ils pourraient s’éteindre par manque de nourriture d’ici la fin du siècle. Et tout récemment, une étude dans Global Change Biology, basée sur l’étude de l’usure dentaire de crânes d’ours blancs dans des musées d’histoire naturelle, soulignait que leur régime ultra-spécialisé (gras et chair de phoque principalement) remontait à des siècles et les mettait en danger de ne pas pouvoir s’adapter.

Une possible évolution pour l’espèce serait un croisement avec les ours Grizzly, plusieurs reproductions entre les deux famille d’ours ayant déjà été relevées, selon les chercheurs.

A lire aussi :

⋙ Un hôtel exhibe des ours polaires et provoque la polémique en Chine

⋙ Les 5 infos sur l’ours polaire, le seigneur de la banquise

⋙ Dans l’Arctique russe, le cannibalisme en hausse chez les ours blancs à cause du réchauffement climatique

Source: Lire L’Article Complet