Dépression post-partum : 90 % des mères se sentent culpabilisées par la société

Fatigue intense, incapacité à réaliser les tâches du quotidien, profonde tristesse, absence d’émotions, d’envies… La dépression post-partum touche bien plus de femmes qu’on ne le pense, et concerne également les hommes, comme le révèle une récente étude.

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La dépression post-partum désigne un trouble psychiatrique qui peut survenir après une grossesse, durant les premiers mois de bébé. Encore taboue, souvent méconnue, elle touche pourtant environ 30% des femmes qui accouchent, comme le révèle une récente étude menée par Qare, une plateforme de téléconsultation médicale.

La dépression post-partum reste un tabou

3 femmes sur 10 sont donc concernées par la dépression post-partum. Mais ce trouble, qui survient après la naissance d’un bébé, est encore tabou. 14% des personnes interrogées lors de cette enquête reconnaissent avoir ressenti « de la honte », face à ces épisodes dépressifs vécus.

« La dépression post-partum fait trop souvent encore l’objet d’un tabou. Pourtant, déceler et accepter ces fragilités, souvent passagères, doit être une force. Il faut apprendre aux parents à ne pas négliger les premiers symptômes et à ne pas culpabiliser d’en parler et de chercher de l’aide », explique le Docteur Fanny Jacq, psychiatre, spécialiste de la périnatalité et directrice de la santé mentale chez Qare.

Seulement 10% des mamans sondées ont déclaré « avoir osé consulter un psy »… Pas étonnant, puisque le sujet n’a la plupart du temps jamais été abordé lors des rendez-vous médicaux des futures mamans.

« Plus de la moitié des parents estiment ne pas avoir été suffisamment préparés en amont sur le volet mental du post-partum », précise le sondage.

Et pourtant, le soutien psychologique est primordial pour ces mères « en détresse », en particulier chez les jeunes mamans de moins de 30 ans ou chez les femmes qui accouchent de leur premier enfant, comme le révèlent les chiffres publiés.

Résultat, en plus de souffrir de ces épisodes dépressifs, la quasi-totalité des mères qui souffrent de dépression post-partum « se sentent culpabilisées par la société ».

Dépression postnatale : les pères peuvent également être touchés

Si bon nombre de femmes reconnaissent avoir déjà souffert d’épisode dépressif suite à la naissance de leur enfant, les pères ne sont pas épargnés non plus, puisque, selon les chiffres révélés par la plateforme Qare, 18% des papas interrogés déclarent avoir vécu ce type de trouble suite à l’arrivée de leur bébé.

À noter que près de la moitié des mères et des pères ignore cette réalité et ne sait pas qu’une naissance peut également avoir un impact psychologique sur les papas…

Dépression post-partum : les symptômes qui doivent alerter

Il est important de distinguer un baby-blues, qui est un état transitoire lié à des bouleversements hormonaux, à la fatigue, au stress engendré par l’accouchement et l’arrivée du bébé, d’une dépression post-partum, car la prise en charge ne sera pas la même.

Certains signes peuvent alerter, comme :

  • Une fatigue intense, aussi bien physique que mentale
  • Une apathie, une « mollesse » constante (incapacité à réaliser les tâches du quotidien, une absence d’émotions, de désirs…)
  • Une profonde tristesse
  • Un manque d’estime de soi, une perte de confiance en soi
  • Des troubles du sommeil sévères (insomnies…)

Dans cette optique, Qare souhaite lever le tabou de la dépression post-partum en France et lance aujourd’hui les hashtags #jassumelapsy et #masantementalepostpartum, afin de libérer la parole et sensibiliser les parents et futurs parents, mais également les professionnels de santé à cette problématique de santé publique.

Source : Sondage réalisé du 18 au 25 mai 2021 par WeMoms pour Qare, www.qare.fr

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