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Covid-19 : il n’y aura pas de retour à la normale après le 1er décembre, prévient Castex

Ce mardi 17 novembre, c’était au tour du Premier ministre, Jean Castex, d’être auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à la gestion politique de la crise de la Covid-19.

Face aux députés présents, le chef du gouvernement a soutenu les décisions qui avaient été prises tout au long de l’année, mais a concédé que le premier déconfinement avait pu être mis en place “trop tôt”. Il a également donné des indications sur les mesures prévues après ce deuxième confinement, censé s’arrêter au 1er décembre. Ce mercredi, un nouveau conseil de défense a lieu à l’Élysée. 

“Pas de retour à une situation ante confinement”

“Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus vite nous pourrons passer à une phase suivante, mais qui ne sera pas un retour à l’ante confinement”, a prévenu Jean Castex durant son audition, cité par 20 Minutes. En clair : il n’y aura pas de retour à la normale après ce reconfinement. 

Mieux la phase actuelle de confinement produira ses effets, plus vite nous pourrons passer à une phase suivante, mais qui ne sera pas un retour à l’ante confinement.

“C’est-à-dire qu’il y aura des dispositions de freinage qui perdureront”, a-t-il précisé. Cela devrait notamment concerner les établissements accueillant du public. Ces mesures “sont encore en cours de calage”.

À ce titre, Jean Castex a d’ailleurs évoqué la possibilité d’une réouverture des petits commerces au 1er décembre. “Si les indicateurs épidémiologiques suivent la tendance”, et “avec des protocoles améliorés”, a-t-il indiqué.

Le but du gouvernement : “éviter le stop and go”, a expliqué le Premier ministre, c’est-à-dire, éviter d’alterner périodes de confinement et de déconfinement, l’une des stratégies possibles pour faire face à la pandémie, mais dommageable pour l’activité économique.

L’option d’un couvre-feu après le déconfinement

Selon une information du Figaro publiée le 17 novembre au soir, l’exécutif pencherait pour l’option d’un couvre-feu après le 1er décembre, “avec des dérogations possibles pendant les fêtes”. Si les déplacements seraient donc permis pour les fêtes de fin d’année, ce qui semble se confirmer avec le feu vert donné ce mercredi par le ministre des Transports à la SNCF pour préparer 100% des TGVs durant la dernière quinzaine de décembre, ces réunions familiales devront se faire en petit comité.

Interrogé sur les révélations du Figaro par le député LR Eric Ciotti, Jean Castex n’a pas répondu. Le Figaro affirme par ailleurs qu’Emmanuel Macron va à nouveau s’adresser aux Français, la semaine prochaine. 

“L’idée est que nous gérions plus dans la durée”, a en tout cas avancé le chef du gouvernement. Cette gestion dans la durée devrait notamment s’appuyer sur la “politique de tests, ce qui sera rendu possible par l’arrivée de la nouvelle génération de tests antigéniques.”

L’État entend aussi poursuivre sa tactique dite du “tester, tracer, isoler”. Jean Castex a rappelé qu’il faudrait l’aval du Conseil constitutionnel pour obliger les malades et cas-contacts à s’isoler.

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Le premier déconfinement organisé “trop tôt”

Ce déconfinement gradué se voudrait donc différent de celui pratiqué en mai, où une limitation de distance de 100 kilomètres avait été mise en place. 

“Peut-être effectivement que nous avons déconfiné un peu trop”, a reconnu Jean Castex devant la commission, cité par Le Monde. “Peut-être aussi que le peuple français, comme les autres, a cru que cette épidémie était derrière nous. Ce qui reste comme le premier rempart pour lutter contre elle [le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale, le port du masque, même à l’intérieur et avec les proches, se laver régulièrement les mains, ndr] n’a peut-être pas été respecté avec suffisamment de zèle.”

Mais le Premier ministre a rejeté les critiques quant à un manque de préparation de l’État français pour faire face à la deuxième vague : “J’estime que nous avons pris à chaque fois les décisions adaptées aux évolutions, pas toujours prévisibles”, a-t-il défendu.

À ce jour, plus de deux millions de personnes ont été testées positives à la Covid-19 en France, et plus de 46.000 personnes en sont décédées. 

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