Covid-19 : des ministres britanniques affirment que les flatulences pourraient favoriser la transmission du virus

Interrogés par le Telegraph, des ministres britanniques ont déclaré que les flatulences pourraient être des vecteurs de transmission de la Covid-19. Plusieurs experts ont cependant indiqué que les pets ne favorisent pas la propagation de la maladie. On fait le point.

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On le sait : la Covid-19 se transmet principalement par l’intermédiaire de gouttelettes infectées qui se propagent lorsqu’une personne tousse, éternue ou discute. Des micro-particules contaminées peuvent également rester en suspension dans l’air pendant plusieurs heures. Le Telegraph a révélé que des ministres britanniques estiment également que les flatulences pourraient être des vecteurs de transmission du coronavirus.

Les flatulences peuvent-elles favoriser la propagation de la Covid-19 ?

Interrogé par le journal britannique, un ministre, qui souhaite rester anonyme, a avancé avoir lu des preuves australiennes sur la transmission de la Covid-19 par le biais de gaz intestinaux. Un autre ministre a également indiqué que “des cas bien documentés de maladies se propageant par les conduits d’évacuation à Hong Kong” auraient été signalés. De son côté, le gouvernement britannique a affirmé ne pas être au courant de ces allégations sur la transmission de la Covid-19 par des flatulences.

Lors d’une interview au journal USA Today, le Docteur William Schaffner, professeur de maladies infectieuses à l’Université Vanderbilt du Tennessee (États-Unis) a cependant déclaré que la transmission de la Covid-19 par le biais de flatulences n’a jamais été prouvée.

Covid-19 : les flatulences pourraient contenir des particules infectieuses

En 2020, Luke Tennent, microbiologiste de Canberra (Australie) s’était également interrogé sur les modes de transmission de la Covid-19. Pour les besoins de ces recherches, le scientifique avait demandé à un de ses collègues de péter dans deux boîtes de Pétri en conservant cinq centimètres de distance. Ce dernier avait réalisé cette expérience une première fois habillé et une seconde fois avec le pantalon baissé. Selon les résultats de l’étude publiée dans The British Medical Journal, des bactéries généralement présentes dans l’intestin avaient germé dans la seconde boîte. Aucun germe n’avait été identifié dans la première boîte. “Ce qui suggère que les vêtements agissent comme un filtre”, avait précisé le responsable de l’étude.

Au début de la crise sanitaire, le Centre de contrôle et de prévention (CDC) de Tongzhou (district de Pékin) avait également affirmé que les flatulences n’étaient pas des vecteurs de transmission du coronavirus, mais qu’elles peuvent contenir des particules infectieuses. “Dans le cas où une personne est nue ou qu’elle émet une grande quantité de gaz, une contamination est peut-être possible”, avait souligné le CDC.

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