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Anathilde, Bergamote, Jibriel… 68 prénoms originaux pour un enfant à naître en 2021

Pas question pour vous d’ajouter une Emma ou une Jade, ni un Louis ou un Nathan sur les registres de l’école. Voici notre sélection de prénoms parmi les plus rares de France, identifiés par Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin dans L’Officiel des prénoms 2021.

Choisir le prénom de son enfant est un art délicat, d’autant plus quand l’entourage tient à participer à la décision. Votre meilleure amie n’en démord pas : «Nour is the new Léa.» Votre frère égrène les prénoms de ses anciennes amies, en soulignant tel trait de caractère ou de telle aptitude qu’ils lui remémorent. Et votre mère, elle, vous invite à la prudence : «Pourquoi pas Emma ? C’est une valeur sûre». Mais ce prénom – le plus donné aux petites filles nées depuis 2000 – manque, c’est peu dire, d’originalité.

Pour déjouer les pronostics de la famille et des collègues, voici notre sélection de prénoms parmi les plus rares de France (chacun étant porté par moins de 100 personnes, voire moins de 30), identifiés par Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin dans L’Officiel des prénoms 2021.

35 prénoms féminins

Araxie : un prénom qu’on peut choisir dans un moment d’ataraxie, mais qui fait référence au fleuve arménien Araxe.

Bergamote : une ode aux notes acidulées. Les becs sucrés préfèreront Framboise, quand les adeptes des fleurs opteront pour Pétunia.

Chandra : un prénom très populaire en Inde.

Deidra : pour ceux qui ne mélangent pas les torchons et les serviettes.

Épona : la déesse des chevaux, dans la mythologie celtique.

Fedora : sans lien avec L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau.

Gin : pour un bébé tonic.

Hamako : signifie «l’enfant du bord de plage» en japonais.

Hoela : imparable pour capter l’attention de votre enfant au square.

Iné : pour enfant douée.

Joéva : à ne pas confondre avec Jéhovah.

Li-May : un prénom composé moins populaire que Marie-Charlotte.

Mori : inoubliable, un véritable memento.

Nérys : enfin une alternative aux adeptes de la sonorité «ris» qui jugeaient Iris dépassé.

Olariane : Contraction d’Olalia et d’Ariane. Autres options pour les indécis : Anathilde (Anna et Mathilde), Robanne (Roberte et Anne) ou encore Élinoa (Ellie et Noa). Et, non, Kevotte (Kevin et Charlotte) n’existe pas encore.

Philys : peut s’avérer embarrassant en cas de remerciements publics : «Merci Philys !»

Qiana : cousu de fil blanc, puisqu’il était à l’origine le nom d’un tissu en polyamide fabriqués aux États-Unis.

Rogatienne : peut devenir un peu lourd à porter.

Soleil : ne palliera pas le manque de vitamine D. Pour la cadette, Étoile s’impose. Chacun de ces prénoms compte déjà près de 100 attributions.

Térébentine : à part l’ancienne ministre du Logement Cécile Duflot, rares sont les Français qui donnent à leur fille le nom d’un solvant. L’esthétique industrielle, c’est so 2010.

Uguette : haro sur le H muet !

Varda : un hommage à Agnès si l’on est cinéphile, ou à Tolkien si on aime la littérature de science-fiction.

Wallis : un prénom des plus séduisants, qui évoque les eaux turquoises de l’hémisphère sud – tout comme Caledonia. Les Européens convaincus préfèreront Vienne, ou Cassis.

Ximena : une version espagnole et basque de Simone.

Yamini : petite sœur de Yamaxi.

Zéline : à éviter avec le nom Zion, sauf étrange hommage à l’interprète de All by Myself.

En vidéo, ces célébrités qui attendent un enfant en 2020

33 prénoms rares pour un garçon

Aelian : plus sophistiqué qu’Élian.

Barclay : pour une vie sous le signe de la musique et de la fête.

Cosmin : une forme roumaine bien moins commune que nos classiques Cosme et Côme.

Daron : le porteur de ce prénom pourrait se sentir vieux avant l’âge.

Elmer : d’ici à ce que ses amis soient en âge d’explorer les internets, Elmer Food Beat aura sombré dans les limbes numériques.

Fulgence : un prénom mixte qui compte moins de 60 mentions à l’état civil.

Guérande : une alternative à Guirec pour célébrer les racines bretonnes.

Hercule : risque de se transformer en «Pimousse» dans la cour de récré si l’enfant est fluet.

Irmin : comme ses camarades Aniel, Isandro, Orbert et Orens, il se passionnera pour le roman de Georges Perec, La Disparition.

Jibriel : parfait pour la paix des ménages, quand Monsieur, fan de foot, penche pour Jibril et que Madame tient à Gabriel.

Kan : la version 2021 de l’enfant-roi : l’enfant-tyran. Merci Gengis.

Léonor : séduira les parents qui refusent l’éducation genrée.

Murphy : en espérant qu’il aura la jovialité d’Eddie. Pour inspirer une carrière politique à bébé dès le berceau, on préfèrera Clémenceau ou Veran. Vartan est quant à lui promis à un avenir artistique.

Nériah : un des rares prénoms à proposer la sonorité «ia», à part Zacharia.

Othello : une âme de tragédien.

Pancrace : signifie «qui est tout-puissant» – et qui donc ne craint pas les moqueries des autres élèves.

Quintilien : à vos souhaits.

Rhys : futur joueur de rugby, ou policier scientifique.

Scipion : sans lien avec la petite pieuvre à l’ail délicieusement relevée dont on se régale au pays basque.

Télémaque : fin prêt pour le télépaiement, les téléconsultations et la téléportation.

Ugolin : clin d’œil discret au désormais célèbre pangolin.

Virginien : pourquoi faire de la pureté l’apanage des femmes ?

Walbert : pour un effet “wahou” du sage Albert.

Xanti : dérivé basque de Jacques ou Diego.

Yen : plus élégant que «dollar» ou «rouble».

Zébulon : rassurez-vous : un enfant remuant est un enfant en bonne santé.

L’Officiel des prénoms 2021, Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin, Éditions First, 17,95€.

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