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Xavier Dupont de Ligonnès : alcoolique, violent avec son fils, sa face cachée dévoilée par son meilleur ami

Les révélations sur Xavier Dupont de Ligonnès ne cessent de s’enchaîner. Dans son livre L’ami impossible, à paraître le 15 octobre 2020, Bruno de Stabenrath évoque sa relation avec le présumé assassin. Il y dévoile notamment la face cachée (et violente) du père de famille…

  • Xavier Dupont de Ligonnès

Près d’une décennie après la quintuple tuerie de Nantes, l’affaire Dupont de Ligonnès continue de passionner les Français. Une histoire sordide certes, mais jamais résolue. Et c’est bien pour cette raison que le récit de Xavier Dupont de Ligonnès suscite un tel intérêt. C’est le magazine Society, qui, à l’été 2020, a relancé l’intérêt pour le fugitif à travers un dossier de plus de 70 pages. Le succès fut tel que l’enquête pourrait bientôt être adaptée au cinéma. D’ailleurs, de nombreux autres médias se sont récemment emparés du phénomène, notamment M6 avec la mini-série de fiction Un homme ordinaire. Dernièrement, c’est l’un des proches amis de Xavier Dupont de Ligonnès qui a décidé de donner sa version des faits. Dans son livre L’ami impossible, à paraître le 15 octobre 2020, Bruno de Stabenrath évoque sa longue amitié avec le présumé meurtrier.

Ces deux accès de violence qui mettent la puce à l’oreille

Celui qui évoquait déjà la possibilité que XDDL soit vivant et en cavale – devant les caméras de M6 – revient cette fois-ci sur la jeunesse du futur assassin. Dans le magazine en kiosque jeudi 8 octobre, nos confrères de Paris Match révèlent quelques extraits de l’ouvrage de Bruno de Stabenrath. Les deux hommes se sont connus à l’époque du lycée, alors qu’ils étaient voisins à Versailles. Ensemble, ils ont parcouru les États-Unis à bord de vieilles voitures américaines en écoutant Elvis Presley à fond. Une belle amitié, durant laquelle Bruno de Stabenrath a pu constater des comportements étranges. Il a notamment assisté à la descente aux enfers de Xavier Dupont de Ligonnès. Après un grave accident de voiture, il se retrouve handicapé et voit de moins en moins son ami. “Dans son fauteuil roulant, Stabenrath décide de se battre quand Ligonnès, lui, semble sombrer”, peut-on lire dans les colonnes de Paris Match.

La suite, nous la connaissons : “Il cumule les dettes, son couple se délite. Sa femme lui reproche ses absences, son indifférence, tandis qu’il puise dans son pécule et l’humilie en lui rappelant sans cesse qu’elle lui est redevable. Il ravive d’anciennes flammes, vit des aventures.” En effet, Agnès Dupont de Ligonnès était en grande souffrance, “en manque de sexe, en manque de tout”, et parfaitement lucide sur les multiples tromperies de son mari. Bruno de Stabenrath fait alors une surprenante révélation : “Mentir devient une habitude. Boire aussi, quotidiennement.” Tout comme son père avant lui, Xavier Dupont de Ligonnès a donc fini par céder à l’alcoolisme. Mais dans son livre, Bruno de Stabenrath évoque notamment la “face inconnue du bon père de famille catholique”. Il se souvient de deux événements en particulier, qui auraient pu permettre de déceler la violence enfouie chez son ami : “La mort brutale et mystérieuse du chien qu’Emmanuel Teneur lui avait confié, et qu’il a enterré dans son jardin” ainsi qu’une “main courante déposée par son épouse quand, un jour, il frappe leur fils Arthur”.

Des révélations glaçantes

C’est Society qui effleurait pour la première fois l’idée selon laquelle Xavier Dupont de Ligonnès aurait tué le chien de son meilleur ami, mort “étranglé” alors qu’il en avait la garde. En ce qui concerne la main courante, ce sont les journalistes Béatrice Fonteneau et Jean-Michel Laurence qui avaient révélé l’information dans leur ouvrage Sans pitié pour les siens : Le mystère Dupont de Ligonnès, paru en 2017. Il y était alors expliqué que le 22 juillet 2005, Agnès Dupont de Ligonnès se serait rendue dans un commissariat de Nantes afin de déposer “une main courante relative à des faits de violence commis sur l’un de leur fils”. Dans le procès verbal cité par les auteurs, elle indique que “peu avant son départ du domicile conjugal, [son] mari a asséné des coups de poing à Arthur, âgé alors de 15 ans. Agnès aurait également affirmé auprès des policiers avoir “peur” du comportement de son époux. Elle aurait ajouté craindre une récidive, et se réservait “le droit de porter plainte contre lui si de tels faits se reproduisent”.

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