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Sonia Rolland : « je me suis beaucoup interrogée depuis ma rupture avec Jalil »

Maman de Tess,14 ans, fille de Christophe Rocancourt, et de Kahina, 10 ans, fille du réalisateur Jalil Lespert, l’ex-Miss France et actrice Sonia Rolland, qui vient de fêter ses 40 ans, ouvre une toute nouvelle page de sa vie.

A propos de

  1. Sonia Rolland

Entre deux livraisons de cadeaux de ses amis – faute de pouvoir fêter son anniversaire, le 11 février, en sa compagnie, ils lui envoient des présents –, Sonia Rolland, qui joue dans Tropiques criminels (la saison 2 de la série est diffusée sur France 2 depuis 19 février en prime), a accepté de se confier sur un tournant symbolique de sa vie. Alors que Tess prend l’indépendance qui sied à son adolescence, Kahina, la petite, 10 ans, vient donner des baisers à sa maman dans la cuisine où nous partageons un café. Ensemble, elles se souviennent avec bonheur du tournage de la série, l’été dernier…

GALA : Comment s’en sort-on en tant que mère célibataire quand Tropiques criminels se tourne en Martinique ?
SONIA ROLLAND : Les filles me rejoignent pendant leurs vacances. Le reste du temps, c’est un peu compliqué parce qu’elles sont à 7 000 kilomètres et veulent rester avec leurs copains. Mais j’ai appris à déléguer, j’ai une super nounou que je considère comme la famille. Elle a relayé ma mère qui m’épaulait avant d’avoir un AVC en 2015. Et puis Jalil prend Kahina une semaine sur deux. En tant qu’acteur et réalisateur, il connaît les impératifs de nos métiers. Pour la troisième saison, elles viendront avec moi faire leur dernier trimestre en Martinique. Ce sera une belle aventure.

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GALA : A 40 ans, est-on tenté de faire une sorte de bilan ?
S. R. : Forcément, oui. Je me suis beaucoup interrogée ces dernières années, depuis ma rupture avec Jalil, sur mes relations aux hommes. Je me suis rendu compte que je faisais entrer dans ma vie des personnalités très viriles et orgueilleuses, mais avec des fêlures. Je me brûlais à vouloir réparer l’autre avant toute chose. Mon parcours est passé par le Rwanda, le Burundi et arrivée en France, j’ai vécu la transition brutale d’un milieu bourgeois à un milieu ouvrier. Mon père était directeur d’imprimerie au Rwanda ; en France, il est devenu tourneur-fraiseur à 60 ans. A 48 ans, ma mère rangeait des rayons de supermarché. Très vite, très jeune, j’ai essayé de tout arranger. Parce que j’avais échappé à beaucoup de drames dans ma vie, j’ai œuvré avant tout à la résilience, la mienne et celle de mes compagnons. Ça n’a pas été forcément une bonne idée dans mes relations de couple.

GALA : Et pourquoi ?
S. R. : Parce je me suis souvent oubliée avec les hommes. Concrètement, en devenant une sorte de régisseuse de vie, je me suis souvent mise dans un rôle où j’organisais tout pour eux. Il faut dire que la société nous y pousse. On demande beaucoup aux femmes en général. On veut qu’elles travaillent et mènent leur vie de famille en parallèle. Qu’elles soient sexy et désirables tout en étant ancrées : on ne nous passe rien. Quand je suis partie en tournage pour Tropiques criminels, ce sont les femmes qui m’ont davantage jugée que les hommes d’ailleurs, en estimant que j’aurais dû rester à la maison. Alors que mes filles, elles, me soutiennent, et sont heureuses pour moi, elles s’épanouissent devant un modèle de femme forte. Elles en ont besoin.

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GALA : Kahina a-t-elle rencontré Laeticia Hallyday, la nouvelle amoureuse de son père ?
S. R. : Oui, Jalil l’a présentée très rapidement. Même s’il lui faut un temps d’adaptation, comme tous les enfants de son âge, Kahina est une petite fille intelligente et ouverte. J’ai pris soin depuis la naissance de mes filles qu’elles n’aient pas de vie publique, car elles ne l’ont pas choisi. Nous avons un quotidien tout ce qu’il y a de plus normal. La famille recomposée, c’est toujours un challenge. Mais je fais confiance à Jalil pour maintenir le lien privilégié qu’il a avec sa fille.

GALA : Avez-vous l’impression d’avoir gagné en sagesse ces dernières années ?
S. R. : Enormément. D’abord, ces trois dernières années, j’ai suivi une thérapie à base d’hypnose pour ne plus être mon ennemi intérieur. Pour miser enfin sur moi. Je suis plus sûre de mes qualités. Et puis, ça fait un an que je suis amoureuse, mais en toute discrétion.

GALA : Donc vous n’avez pas fêté vos 40 ans en célibataire ?
S. R. : Non (sourire). En 2019, j’ai rencontré quelqu’un qui ne travaille pas du tout dans le même milieu professionnel. C’est un homme doux, sensible et très drôle, à la fois adorable, bienveillant et très amoureux. Il me soutient dans mon émancipation en tant que femme et mère. Il est du genre à crever l’abcès dès qu’il y a un problème. Je n’ai rien à régir dans sa vie et au contraire, il facilite la mienne. Je suis très heureuse. Je crois vraiment au proverbe : « Vivons heureux, vivons cachés ».

GALA : Pourriez-vous avoir un troisième enfant ?
S. R. : Il n’en a pas, et je ne l’exclus pas mais lui et moi, nous procédons par étapes. C’est à la fois structuré et structurant. Il m’a d’abord fait la cour pendant six mois parce que je n’arrivais pas à me projeter dans une nouvelle relation. Puis, nous avons attendu plusieurs mois avant de faire les présentations avec mes filles. Pour m’ouvrir sur ma relation, j’ai attendu qu’elles en formulent l’envie. Un jour sur le chemin de l’école, Kahina m’a dit que ça lui ferait plaisir que je sois amoureuse. Ecrire une belle histoire, c’est savoir en respecter les paliers pour que chacun y aille à son rythme.

Crédits photos : Jean-François Ottonello / Nice Matin / Bestimage

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