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Serena Williams dénonce le racisme subi par les femmes noires lors de leurs accouchements
La Semaine de la santé maternelle des femmes noires se déroule chaque année au mois d’avril, et pour l’occasion, Serena Williams a décidé de revenir sur un événement qui aurait dû être le plus beau jour de sa vie. Le 1er septembre 2017, elle a donné naissance à son premier enfant, une fille baptisée Olympia. Et son accouchement s’est passé dans des conditions catastrophiques.
Dénoncer le racisme médical
Le 15 avril 2023, la championne de tennis a pris la parole sur Instagram, et explique : « J’ai partagé l’histoire de mon accouchement, et j’ai été choquée par la vague de soutien, mais aussi de témoignages similaires au mien. D’après les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention), les femmes noires aux États-Unis ont trois fois plus de risques de mourir pendant la grossesse ou l’accouchement. »
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Un problème systémique qui ne touche pas que les Etats-Unis, ainsi qu’elle le rappelle avec justesse : « À travers le monde, des milliers de femmes peinent à donner naissance dans les pays pauvres. Toutes les mères, partout, peu importe leur couleur de peau ou leur origine, méritent d’avoir une grossesse saine et un accouchement sans complications. » Dans une interview accordée à la version américaine du magazine ELLE, le 5 avril 2022, elle racontait déjà le racisme subi lors de son accouchement : « Il s’est avéré que donner naissance à mon bébé était un test pour savoir à quel point et à quelle fréquence je devais appeler à l’aide avant d’être enfin entendue. »
Un accouchement traumatique et six jours de cauchemar
Dans ce billet, la star mondiale du tennis raconte la naissance de sa fille, par césarienne. Tout s’est bien déroulé, mais le lendemain, Serena Williams se réveille incapable de bouger ses jambes. La sportive, qui a déjà eu des problèmes de caillots sanguins qui ont failli la tuer, demande des anticoagulants, qui lui sont refusés. « Personne n’écoutait ce que je disais », reproche-t-elle. Pourtant, à cause d’un caillot, elle fait une embolie pulmonaire. Les quintes de toux rouvrent la cicatrice de sa césarienne, et, pendant l’opération, les médecins découvrent qu’elle fait une hémorragie interne. Les complications font s’enchaîner pendant six jours, et Serena Williams passera six semaines à l’hôpital.
« Aux États-Unis, les femmes noires sont près de trois fois plus susceptibles de mourir pendant ou après l’accouchement que leurs homologues blanches. Beaucoup de ces décès sont considérés par les experts comme évitables. Être entendue et traitée de manière appropriée était dans mon cas la différence entre la vie ou la mort. Je sais que ces statistiques seraient différentes si l’établissement médical écoutait l’expérience de chaque femme noire« , conclut-elle.
Plusieurs études ont en effet prouvé que les femmes noires étaient plus susceptibles de souffrir de retards de diagnostiques ou de complications médicales, car elles étaient moins écoutées par le personnel médical. Le 19 avril 2023, une étude publiée par JAMA Network Open affirmait notamment que ces dernières devraient être dépistées pour le cancer du sein bien plus tôt que les femmes blanches.
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