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“Quotidien” : Nicolas Bedos s’explique à propos de son message polémique sur les gestes barrière

Lundi 26 octobre 2020, Nicolas Bedos était invité sur le plateau de Quotidien. Un mois après sa prise de position très controversée à propos des mesures sanitaires, le cinéaste a tenu à s’expliquer.

  • Nicolas Bedos

Nicolas Bedos est loin d’être le seul à ne pas avoir contenu sa colère. Depuis quelques semaines, les Français ne cessent de critiquer les mesures prises par le gouvernement pour endiguer l’épidémie de Covid-19. Fabrice Luchini a poussé un énorme coup de gueule contre le couvre-feu, tandis que d’autres comme Michel Sarran, Didier Raoult ou encore Jean-Marie Bigard s’en sont pris directement au ministre de la Santé Olivier Véran. Nombreux sont ceux à dénoncer l’incohérence de l’exécutif s’agissant de la gestion de la crise sanitaire, parmi lesquels ont retrouve notamment Jean-Pierre Pernaut, Anne Hidalgo, Laurent Ruquier, Jacques Legros ou encore Nicolas Sarkozy. Mais le jeudi 24 septembre 2020, Nicolas Bedos était allé encore plus loin en appelant ses fans à arrêter les gestes barrière.

Vivez à fond, tombez malades, allez aux restaurants, engueulez les flicaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales. Nous devons désormais vivre, quitte à mourir, écrivait alors le réalisateur sur les réseaux sociaux. Un message qui a provoqué une vive polémique, et qui lui a même valu d’être recadré par Olivier Véran en personne. S’il a reçu un soutien inattendu parmi le flot de critiques des internautes – contre lesquels il s’est parfois emporté – Nicolas Bedos avait décidé de repartir à zéro en s’éloignant quelque temps des réseaux sociaux.

“C’est un texte excessif, écrit dans la colère”

Lundi 26 octobre 2020, le fils de Guy Bedos était l’invité de Yann Barthès dans Quotidien, sur TMC. L’occasion pour lui de revenir sur cette polémique… et de se justifier. “Je comprends la polémique. C’est un texte excessif. Je l’ai écrit dans la colère, le lendemain de la messe qui avait été organisée pour mon parrain, Jean-Louis Dabadie”, explique-t-il tout d’abord avant de faire son mea culpa : “C’est un texte qui est un peu irresponsable, reconnaît-il. “Mais est-ce qu’un artiste a vocation à tenir des propos responsables ? Je ne crois pas”, déclare ensuite Nicolas Bedos, agacé de devoir répondre de son opinion comme une personnalité politique. “On entend exactement la même chose parce qu’il faut répondre à la même doxa, sinon on se fait polluer sur les réseaux sociaux”, s’insurge-t-il. “Mais ce problème est compliqué parce qu’il y a plusieurs vérités. Il y a la vérité des politiques (et ils ont raison), du personnel soignant… Je comprends d’ailleurs que mon texte les ait choqués, c’est un texte de chagrin, un texte de colère, explique alors Nicolas Bedos, rappelant que le travail du gouvernement est d’éviter au maximum les morts liées au Covid-19.

Mais pour lui, il existe “une autre vérité” qu’il faut aussi entendre : “C’est une petite mort qu’on nous inflige en ce moment, c’est quand même particulier l’époque qu’on vit. Et s’il n’y a pas un connard dans mon genre pour l’écrire, eh bien quoi ? On est une armée, on dit la même chose, on fait de la pub pour les mesures d’État ? Je veux bien, mais ce n’est pas mon travail”, déclare l’humoriste avant de conclure : “Peut-être que c’est maladroit, peut-être que j’ai eu tort. Mais quand je sors dans la rue, j’entends des gens qui ont compris. Ils savent mon état d’esprit, ils savent bien que je n’ai pas dit : ‘Enlevez vos masques, fabriquez des morts, on s’en branle j’ai envie de faire la fête avec mes potes !’ […] Ils savent que c’est un cri du cœur”. En effet, Nicolas Bedos a récemment vécu des tragédies : son père Guy Bedos, son parrain Jean-Louis Dabadie et sa marraine Gisèle Halimi sont tous trois décédés en l’espace d’un mois. À cause du confinement et des restrictions sanitaires, le cinéaste n’a pas pu les accompagner dans leurs derniers instants. Un immense regret pour lui, et la raison pour laquelle il en veut tant au gouvernement.

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