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Mort de Marielle de Sarnez : le jour où elle a agacé Emmanuel Macron

Triste nouvelle pour le MoDem. Ce mercredi 13 janvier, François Bayrou a annoncé la mort de Marielle de Sarnez. La députée et ex-ministre d’Emmanuel Macron avait 69 ans.

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François Bayrou est sous le choc. Dans une publication relayée sur son compte Twitter ce mercredi 13 janvier, le président du MoDem a annoncé la mort de Marielle de Sarnez, son éternelle complice. “Voici le jour en trop. Notre chagrin est immense”, a-t-il amorcé, rendant hommage à une femme “si talentueuse et si courageuse.” La défunte a été emportée à l’âge de 69 ans par une leucémie. Bras droit infatigable du maire de Pau, elle a été la vice-présidente de son parti, endossant également le rôle de ministre des Affaires européennes le temps de quelques semaines.

À la suite de l’affaire dite des assistants parlementaires du Modem, Marielle de Sarnez avait claqué la porte du gouvernement d’Édouard Philippe, remanié en juin 2017. Avec François Bayrou, on les disait inséparables, fusionnels, couple politique. À en croire le Parisien, l’homme politique ne se confiait qu’à son épouse, ses enfants… et Marielle. Mais son tempérament de feu et son petit côté “bad cop” ne lui ont pas valu que des amis dans l’entourage de l’ancien candidat à l’élection présidentielle.

mercredi 13 janvier 2021.
Voici le jour en trop.
Marielle,
si talentueuse et si courageuse,
Marielle de Sarnez
vient de partir.
Notre chagrin est immense. pic.twitter.com/g8y3cmBsJJ

“Elle, c’est moi, et moi, c’est elle.” Voilà ce que François Bayrou répondit un jour, coupant court à toute critique, à un ancien cadre du MoDem qui s’était risqué à se plaindre de Marielle de Sarnez, rapporte Le Parisien dans son édition du 20 juin 2017. “Elle a un côté autoritaire. Centralisatrice au possible, humiliante en public, elle n’a rien de la rondeur de François Bayrou”, se souvient un élu centriste. Un proche du duo tempère : “Elle assume ce rôle de bad cop”. Mais il y en a un qui n’a apprécié ses manières parfois cavalières, c’est Emmanuel Macron. Et le journal de rapporter un épisode qui en dit long sur les relations du président avec son éphémère ministre.

Un épisode a marqué la garde rapprochée de Macron, les “apôtres” comme les médias les ont surnommés. “Il fallait trouver une place à Paris pour la candidature de Benjamin Griveaux (alors porte-parole d’En Marche pendant la campagne et proche du président)”, raconte un ténor de la République en marche (LREM). “Sarnez s’est alors mise à siffler, méprisante : ‘C’est quoi Griveaux, c’est qui ?’ Et ça, Emmanuel n’a pas aimé…”

Crédits photos : LIONEL URMAN / BESTIMAGE

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