« L’emmerder matin, midi et soir » : la crainte d’Emmanuel Macron avec Valérie Pécresse

Désignée candidate des Républicains pour la prochaine présidentielle, Valérie Pécresse monte dans les sondages face à Emmanuel Macron. Un cauchemar pour le président, qui l’a longtemps méprisée…

Valérie Pécresse, grande tacticienne, savoure cette fin d’année 2021. Enfin désignée comme la candidate des Républicains – une première pour le parti – à l’élection présidentielle de 2022, soutenue sans réserve par son époux Jérôme et d’autres personnalités plus inattendues, l’ancienne conseillère de Jacques Chirac et ministre de Nicolas Sarkozy prépare son rendez-vous avec l’Histoire… et sa confrontation avec Emmanuel Macron, qui ne mésestime plus le danger qu’elle représente pour lui. Leur face-à-face, Valérie Pécresse l’attend depuis des mois. Comme une vengeance. Un article du Point dissèque en effet le jeu du président de la République avec les nerfs de la présidente du Conseil régional d’Île-de-France.

« Je n’ai pas confiance. » C’est la phrase cinglante que l’impétrant Emmanuel Macron aurait lâché à chaque fois que le nom de Valérie Pécresse lui était suggéré pour le poste de Premier ministre, avant même qu’il ne soit élu en mai 2017. L’élue LR, quoique très ambitieuse, est pourtant bien disposée à son égard au début de son quinquennat. Elle trouve qu’il « incarne bien la fonction présidentielle », qu’il « fait des réformes que la droite à voulu faire. » Il la reçoit à l’Elysée pour évoquer les chantiers de l’Île-de-France, premier bassin d’emplois du pays et de l’Union Européenne. Mais sans écouter ses recommandations. Au printemps 2018, les relations se crispent : Valérie Pécresse n’est pas invitée par l’Elysée à la remise du rapport de Jean-Louis Borloo sur la banlieue. Elle s’en agace publiquement.

« Avoir une femme en tête-à-tête une fois par semaine, ce n’est pas son truc »

Grand matois, Emmanuel Macron souffle alors le chaud, laisse ébruiter que la présidente du Conseil régional d’Île-de-France fait partie des personnalités capable d’investir Matignon. Alors que la succession d’Edouard Philippe au poste de Premier ministre s’ouvre de plus en plus, au printemps 2020, c’est à nouveau la douche froide pour Valérie Pécresse. L’Elysée s’est ravisé : « elle n’a pas le niveau », tranche le président, avec un art de la volte-face et une certaine cruauté. Elle sera une option, mais plus pour son second quinquennat, en 2022.

Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on confie : « Avoir une femme en tête-à-tête une fois par semaine, ce n’est pas son truc. Ça n’aurait pas été une vraie cohabitation – elle n’aurait pas eu la majorité au Parlement -, mais elle ne se serait pas laissé faire et il aurait fallu qu’il discute un peu. » Dans le camp de Valérie Pécresse, on en arrive à la même conclusion : « Il est allé chercher le maire du Havre puis, comme il prenait trop la lumière, le maire de Prades. Il n’allait certainement pas prendre quelqu’un qui allait l’emmerder matin, midi et soir ! » C’est pourtant ce à quoi s’emploie aujourd’hui la candidate Valérie Pécresse. Et la tempête ne fait que se lever…

Crédits photos : Eliot Blondet / Pool / Bestimage

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