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Le mari d'Elizabeth II et les rumeurs d'infidélités
Depuis certains épisodes de The Crown, les aristo-fans sont aux abois. Est-ce donc vrai, tout ce que l’on dit dans la série ? Le prince Philip avait-il l’habitude de partager la couche d’autres femmes, really?
«Infidèle ? Comment aurais-je pu ? J’ai eu un détective avec moi nuit et jour depuis 1947 !» Voilà ce que le prince Philip avait l’habitude de répondre aux journalistes un peu trop curieux d’en savoir plus sur sa vie privée. Mieux, ses vies privées. Les rumeurs sont nées en 1948, après que les tabloïds avaient avancé une idylle entre le mari d’Elizabeth II et la danseuse Patricia Kirkwood. Les faits : Philip aurait rencontré «Pat» dans sa loge, après une performance de la jeune femme à l’hippodrome de Londres. Ils auraient dansé jusqu’à l’aube en boîte de nuit – le tout sans Elizabeth, alors enceinte de huit mois – et se seraient revus six fois, avant de correspondre «passionnément» – disent certains biographes – par courrier.
«On racontait beaucoup de choses, tempère Stéphane Bern. On disait surtout que son meilleur ami et secrétaire particulier, Michael Parker, lui amenait des show-girls. Il y a certainement eu une duchesse ou deux… Je crois que tout le monde lui prêtait beaucoup, sans doute plus qu’il n’en a fait.»
« Plus jeunes que lui, généralement très belles »
L’actrice anglo-indienne Merle Oberon dans les années 1940. Son nom figure sur la liste des éventuelles conquêtes du prince Philip.
En 1956, le prince Philip est envoyé en Australie pour un «Commonwealth Tour». Officiellement pour lui donner de l’importance. Officieusement parce que «Buckingham panique», clame le documentaire Inside Buckingham Palace, diffusé en 2016. «Les rumeurs grandissent autour des infidélités de Philip. Il n’y avait aucune preuve qu’elles aient vraiment existé, mais les rumeurs persistaient… L’entourage de la reine la convainc alors d’envoyer son mari dans un long séjour en mer, loin du tumulte.»
Dans les premiers épisodes de la saison 2 de The Crown, Elizabeth trouve une photo de la ballerine Galina Oulanova dans les bagages de Philip. Une relation qui n’a jamais fait l’objet du moindre soupçon, en réalité. Dans la liste de ses éventuelles conquêtes, en revanche : Hélène Cordet, une star de cabaret grecque, l’actrice anglo-indienne Merle Oberon, la romancière britannique Daphne du Maurier et même une cousine de Philip, la duchesse d’Abercorn.
En vidéo, Elizabeth II et le prince Philip de 1947 à nos jours
Cette dernière concèdera au biographe Gyles Brandreth qu’elle était proche du prince consort, rajoutant néanmoins qu’elle n’a «jamais été jusque dans son lit… Cela ne s’est pas passé comme cela.» D’après elle, ils partageaient leur intérêt commun pour Carl Jung, et avaient de profondes et intellectuelles conversations. Dans son livre Queen Elizabeth II : Her Life in Our Times, la célèbre biographe Sarah Bradford est catégorique : «Il n’était pas du genre à courir après les actrices. Les femmes qui l’intéressaient étaient toujours plus jeunes que lui, généralement très belles et hautement aristocrates.»
« Un mariage à l’anglaise »
Hélène Cordet, star de cabaret et conquête possible du prince Philip dans les années 1950.
En cause, selon Stéphane Bern, la difficile adaptation de Philip à son statut, précoce, d’époux de reine. En effet, le décès prématuré de George VI en 1952 a poussé Elizabeth sur le trône alors que le jeune couple pensait avoir une dizaine d’années devant lui à parcourir le monde. Du jour au lendemain, il est devenu «l’obligé» de son épouse. «Les gens le regardaient en se demandant s’il avait l’autorisation de parler, précise Stéphane Bern. Il retrouvait un peu de sa superbe quand il allait voir une duchesse ou une autre.»
Pourtant, tout ce temps, la reine a laissé faire. «Elle considérait qu’un homme avait le droit de « courir », mais que cela ne remettait pas en cause les fondamentaux, explique l’expert ès royauté. Vous savez, les aristocrates ne sont pas les meilleurs garants de la morale bourgeoise. On peut même dire qu’Elizabeth a eu une attitude royale. Elle a pris de la hauteur, et n’a jamais découragé.» En 1997, alors qu’ils célèbrent leurs 50 ans de mariage, elle lâche d’ailleurs à la presse : «Il y a eu des tempêtes, mais c’est mon roc.» «Mon premier, second et ultime emploi est de ne jamais laisser tomber la reine», affirmait pour sa part le prince Philip.
En vidéo, prince consort, Philip, le roc d’Elizabeth II
«C’est ce que l’on appelle un mariage à l’anglaise, nous disait Stéphane Bern en 2017. Chacun sa chambre, chacun ses affaires, mais toujours préserver l’essentiel. Après soixante-dix ans de mariage, Elizabeth II et le prince Philip sont toujours ensemble. Peu de gens peuvent en dire autant.»
*Cet article, initialement publié le 14 décembre 2017, a fait l’objet d’une mise à jour.
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