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INTERVIEW – Willy Rovelli (Fort Boyard) discret sur sa vie privée : « J’ai envie qu’on me foute la paix »

Dès ce samedi 19 juin, les téléspectateurs retrouveront le jeu de l’été, Fort Boyard, sur France 2. Une fois de plus, Willy Rovelli rempile dans son personnage de cuisinier fou, mais ce n’est pas tout. Rencontre.

Depuis 2013, Willy Rovelli est l’un des personnages phares de Fort Boyard. Il y incarne un cuisinier un peu filou et très taquin. À l’occasion du lancement de la nouvelle saison du jeu de l’été de France 2, l’humoriste a accepté de répondre aux questions de Gala.fr. Celui que l’on retrouve du lundi au vendredi à 8h50 et 12h08 sur France Bleu avec Willy Rovelli met les points sur les i fait le point sur ses projets, ses envies.

Gala.fr : Vous êtes de retour dans Fort Boyard, mais votre rôle évolue un peu. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Willy Rovelli : Fort Boyard n’est pas une émission, mais une fiction, et nous sommes tous des personnages. Et comme dans toutes les fictions, il arrive des histoires aux personnages d’une saison à l’autre. C’est mon cas. Cette année, le père Fouras est en colère contre moi car j’ai ouvert un bar clandestin dans le Fort, il l’a mal pris, et m’a jeté en prison. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot.

Gala.fr : Et en neuf saisons, vous avez pris une place importante !

Willy Rovelli : Pour tout vous dire, je pensais le faire une année, en 2013, et puis voilà. Au final, nous avons beaucoup rigolé, moi le premier, alors on a voulu continuer l’aventure.

Gala.fr : Vous êtes le seul personnage de Fort Boyard à ne pas avoir de pseudo, on vous appelle Willy. Pourquoi ?

Willy Rovelli : Je vais vous dire la vérité… En 2013, quand je suis arrivé dans le programme, le producteur m’a dit qu’on allait me donner un nom, et j’ai senti que ça allait être pourri. Je crois que ces sadiques prévoyaient de m’appeler “Passe-moi le plat” ou “Passe-moi le sel”, un truc comme cela. Moi, je commençais à me faire mon petit trou sur scène, je n’avais pas envie d’avoir un personnage avec un nom à la con. On a eu une petite discussion, et ils ont accepté.

Gala.fr : N’avez-vous jamais regretté un plat que vous avez fait goûter à un participant ? On se souvient qu’Eric Antoine avait été malade.

Willy Rovelli : Pas du tout, et au contraire. Quant à Eric Antoine, c’est une petite chose, voyons (Il rit). Personne n’est malade sur le Fort, ils sont pas bien sur le moment, ils vomissent et c’est réglé. Le but n’est pas de les rendre malade mais de les écoeurer. Et je vais vous dire, parfois, je règle quelques comptes avec des candidats via mes épreuves culinaires.

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Gala.fr : Il y a peu, vous surnommiez Olivier Minne “Amour” sur Instagram. Une belle déclaration d’amour ou d’amitié ?

Willy Rovelli : Cette photo a fait jaser, et c’est très bien. C’est marrant, vous mettez un truc et tout le monde s’excite pour pas grand chose. Y’a rien de mal de dire à quelqu’un qu’on l’aime, et je le dis haut et fort que je l’aime très fort. C’est un gars extra, et dans le métier, tout le monde n’est pas comme lui. Olivier est bienveillant, professionnel, doux… Je le dis, je l’aime très fort, et je sais que c’est réciproque. Cependant, j’ai été emmerdé pour lui que les gens disent qu’on était ensemble. Je lui ai dit qu’il méritait bien mieux que moi.

Gala.fr : Quid de Boyard Land. L’émission va-t-elle revenir ?

Willy Rovelli : Je ne sais pas. Même si je ne pense pas.

Gala.fr : Il y a trois ans, vous révéliez habiter à Dubaï. Est-ce toujours le cas ?

Willy Rovelli : Non, Je suis rentré à Paris fin 2019. Je ne suis resté que deux ans.

Gala.fr : Vous êtes très discret sur votre vie privée. Pour être heureux, vivons cachés ?

Willy Rovelli : Oui, car j’ai envie qu’on me foute la paix. Mais après, je pense que j’ai une vie nulle pour les gens curieux. J’aime bien ma vie, mais elle est simple ! Je me contente de peu, et je ne pense pas faire fantasmer les gens. Cependant, sur scène, je me dévoile un peu plus.

“On ne m’a pas proposé de rejoindre la troupe des Enfoirés”

Gala.fr : En parlant de scène, Fort Boyard a élargi votre public ?

Willy Rovelli : C’est vrai que j’ai gagné du public enfant, mais j’ai aussi la chance d’avoir un public large. Il va de 5 ans à la mort, j’ai de tout et c’est génial. J’en suis fier.

Gala.fr : Humoriste, animateur, personnage du Fort. Vous avez plusieurs casquettes, mais certains vous rangent dans une seule case. En avez-vous souffert ?

Willy Rovelli : C’est plutôt que ça me déçoit qu’on en soit encore là en 2021, mais tant pis pour les gens qui ne comprennent pas. Je parviens à réunir à la radio, à faire rire à la télévision et à faire des tournées en tant qu’humoriste.

Gala.fr : Vous avez le coeur sur la main et n’hésitez pas à donner un coup de main aux Restos du Coeur. On s’étonne alors de ne pas vous voir dans la troupe des Enfoirés.

Willy Rovelli : On ne me l’a pas proposé, et j’ai pas demandé non plus. Je suis plus dans l’action que dans le paraître. Je préfère aller mettre la main dans le cambouis, parler avec les gens, que de me mettre un costume et faire semblant. Attention, je ne dis pas qu’ils font semblant ! Mais si un jour on m’appelle, je serai là, car je pourrais faire beaucoup de choses pour aider les Restos. Mais si je le fais, je continuerai tout de même mes actions dans mon coin.

Gala.fr : Pourquoi ne parliez-vous pas de cet engagement auprès des Restos ?

Willy Rovelli : J’y allais discrètement au début, et un jour, on m’a dit de le dire, on sait jamais ça pouvait donner des idées à d’autres.

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Gala.fr : Quid d’un retour sur scène, tandis que votre précédente tournée a été annulée en 2020 ?

Willy Rovelli : C’est vrai… J’ai joué une fois à Toulon, en octobre, et une autre fois en demi-jauge avec des gens masqués, et c’était particulier. Je ne vous cache pas que je ne suis pas pressé de remonter sur scène. Tout le monde va vouloir repartir sur scène, et c’est normal, mais surtout, ça m’embête de jouer devant un public masqué. J’ai besoin de voir les sourires, surtout que je fais de l’humour. Le moindre sourire me donne des ailes.

Gala.fr : On vous écoute sur France Bleu, et mais on ne vous voit moins dans Vivement Dimanche. Pourquoi ?

Willy Rovelli : Michel a arrêté plusieurs mois car il était malade, et quand il est revenu en février, j’ai pu faire que deux ou trois émissions. Déjà, il a beaucoup d’humoriste à faire passer, et quand en mai, il a fait beaucoup de tournages, je n’ai pas pu y aller car je faisais Fort Boyard. Mais bonne nouvelle, je reviens la saison prochaine.

Gala.fr : Et vous avez pu retrouver un Michel Drucker en pleine forme après ses soucis de santé !

Willy Rovelli : Il me fascine, il nous enterrera tous un par un, c’est fou ! Les gens se moquent tout le temps qu’il ne prend pas sa retraite, mais ils ne comprennent pas que quand quelqu’un est passionné, il n’a pas envie de prendre sa retraite.

Crédits photos : Christophe Clovis / Bestimage

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