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"Hold Up" : une chercheuse du documentaire a été condamnée pour escroquerie

Depuis sa sortie le 11 novembre 2020, Hold Up a provoqué un véritable séisme sur la Toile. Cependant, plusieurs spécialistes ont rapidement critiqué la légitimité des intervenants. Parmi eux, Nadine Touzain, chercheuse en comportement des cybercriminels.

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Sa date de sortie était prévue le 11 novembre 2020 à 11 heures. Hold Up, retour sur un chaos, documentaire de deux heures et quarante-trois minutes financé par une cagnotte en ligne, promet un décryptage approfondi de la gestion de la crise du Covid-19 à l’aide de témoignages de plusieurs chercheurs, médecins et hommes et femmes politiques. Cependant, malgré le soutien de célébrités comme Sophie Marceau ou Christophe Willem, le documentaire ne tarde pas à faire parler de lui pour des mauvaises raisons. Et pour cause, Hold Up multiplie les contre-vérités qu’ont relevées de nombreux journalistes et spécialistes. De plus, le réalisateur du documentaire, Pierre Barnérias, a donné la parole à des intervenants extrêmement controversés dans les sphères scientifiques. Parmi eux, Nadine Touzain, chercheuse en comportement cybercriminel, condamnée par la justice il y a six ans pour escroquerie.

“Elle s’incrustait chez eux et leur décrivait l’exécution de leur fils”

Pour comprendre, il faut remonter sept ans en arrière. Mercredi 4 septembre 2013, le tribunal correctionnel d’Agen, dans le Lot-et-Garonne, juge une affaire des plus délicates. En effet, une certaine Nadine Guyot-Touzeau est soupçonnée d’avoir abusé du désespoir de parents endeuillés pour leur soutirer plus de 60.000 euros. La “net profileuse” avait été contactée par deux parents qui tentaient d’élucider la mort de leur fils de vingt ans. Deux ans plus tôt, l’autopsie indiquait un suicide… mais la famille n’y a jamais cru. Dans les colonnes du Parisien, l’avocat des victimes raconte :Elle s’incrustait chez eux et leur décrivait l’exécution de leur fils, bien ficelée, selon des méthodes jihadistes.”

Quelques semaines plus tard, Nadine Touzeau annonce vouloir plus de moyens pour trouver les auteurs du crime. Elle reçoit 60.000, en une seule fois, et indique au couple qu’ils doivent déménager très vite car selon elle, ils sont les prochains sur la liste. Pour la famille de victimes, c’en est trop. Ils décident de se séparer de la “net profileuse” et porte plainte en janvier 2013. Nadine Guyot-Touzeau comparaît alors pour “escroquerie” et “tentative d’escroquerie”. Selon La République du Centre, la chercheuse en comportement des cybercriminels a été condamnée en 2014 à une amende de 4.000 euros avec sursis et 2.500 euros de dommages et intérêts pour escroquerie et tentative d’escroquerie.

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