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Gérald Darmanin s'attire les foudres des journalistes : il réplique

Gérald Darmanin s’oppose aux journalistes, qui craignent que leur liberté d’informer soit menacée. En effet, le ministre de l’Intérieur a suggéré que les détenteurs d’une carte de presse se manifestent auprès des préfectures de police avant de couvrir une manifestation. Des propos qui font grincer des dents…

La liberté de la presse est-elle menacée ? Depuis quelques jours, la colère des journalistes gronde alors que plusieurs d’entre eux ont été empêchés de filmer des interpellations et la dispersion de la la manifestation contre le projet de loi sur la sécurité globale, ce mardi 17 novembre. Un journaliste de France Télévisions a même été placé en garde à vue pour la nuit. Alors, “la liberté d’informer est menacée” comme l’estime le Syndicat national des journalistes (SNJ) du groupe ?

Ce mercredi 18 novembre, Gérald Darmanin est revenu sur ce qu’il s’est passé lors d’une conférence de presse et a estimé que la manifestation n’était plus légale à l’heure où les faits se sont déroulés, en ce second confinement. Tout le monde devait être dispersé selon le ministre de l’Intérieur. Il a ensemble précisé que le journaliste de France Télévisions ne s’était pas “rapproché de la préfecture de police, contrairement à certains de ces collègues, pour couvrir cette manifestation“. Une phrase qui a fait bondir les journalistes mais que l’époux de Rose-Marie assume.

Oui, pour éviter la confusion au moment d’une opération, le schéma national du maintien de l’ordre que j’ai présenté en septembre prévoit que les journalistes peuvent, sans en avoir l’obligation, prendre contact avec les préfectures en amont des manifestations. 1/2

Gérald Darmanin persiste et signe

Se rapprocher de la préfecture pour prévenir qu’un journaliste compte couvrir une manifestation entraverait la liberté de la presse ? Pour Gérald Darmanin, c’est surtout pour que chacun puisse bien faire son travail. Malgré le tollé, il a tout de même décidé de s’expliquer ce 18 novembre. “Pour éviter la confusion au moment d’une opération, le schéma national du maintien de l’ordre que j’ai présenté en septembre prévoit que les journalistes peuvent, sans en avoir l’obligation, prendre contact avec les préfectures en amont des manifestations,” a-t-il rappelé. Et de poursuivre : “L’objectif ? Que chacun puisse faire son travail dans les meilleures conditions possibles. Cela vaut particulièrement en fin de manifestation. Quoi de plus normal ?” Une façon de clore le débat !

Crédits photos : Ludovic Marin/Pool/Bestimage

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