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Emmanuel Macron pointé du doigt : "il n'existe plus aucune liberté de photographier"

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Corentin Fohlen était heureux d’avoir été choisi par Libération pour capturer la “photo de famille” du nouveau gouvernement. Toutefois, dans une tribune acerbe parue le 31 juillet 2020 dans le journal, le photographe décrit une expérience très encadrée dont il gardera un goût amer.

  • Emmanuel Macron
  • Jean Castex

Il n’était pas retourné à l’Elysée depuis 2012, à l’époque de Nicolas Sarkozy, explique-t-il dans une tribune publiée dans Libération le 31 juillet 2020. Ainsi, Corentin Fohlen, photoreporter indépendant, ne s’attendait pas à ce que les protocoles aient autant changé en 8 ans. Mandaté par le journal Libération pour capturer la photo de famille du nouveau gouvernement Castex mercredi 29 juillet 2020, il explique s’être retrouvé à attendre l’arrivée des ministres dans la cour du palais, sous un “soleil de plomb”. Pour patienter, certains de ses confrères réalisent quelques clichés des personnes déjà présentes. Mais, ce n’était sans compter la présence d’agents de sécurité bien décidés à empêcher toute image hors du cadre préalablement fixé.

“Des mains se plaquent brutalement sur mon objectif”

Dorénavant, au palais, n’existe plus aucune liberté de photographier. Le photographe est un pion de la communication, gentiment encadré par de jeunes communicants et rudement recadré par des colosses de la sécurité.“, écrit Corentin Fohlen. Impossible de photographier quoi que ce soit qui sortirait des limites imposées par “six ou sept jeunes loups”. Le jeune photographe représenté par l’agence Divergence l’a d’ailleurs appris à ses dépens. Alors qu’à la fin des 45 secondes qui lui avaient été imparties, il tentait de s’éloigner ” du champ rigide de la photo de classe”, Corentin Fohlen raconte s’être fait suivre de près par un garde du corps. Tout à coup, des mains se plaquent brutalement” sur son objectif. Une scène que l’on peut retrouver sur quatre clichés que le photographe a pu conserver, sur lesquels nos confrères d’Arrêt sur Images ont reconnu Quitterie Lemasson, attachée de presse, Rodrigue de Furcy, chef de cabinet adjoint nommé préfet des Hautes-Pyrénées le jour de la séance photo, et Edouard Schmidt, conseiller technique presse au cabinet du Premier ministre Jean Castex. Interrogé par le site de décryptage média, l’Elysée a reconnu “un excès de zèle”.

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