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Elisabeth Quin : son témoignage bouleversant sur sa lutte contre la cécité

En janvier 2019, Elisabeth Quin avait révélé souffrir d’un double glaucome, un à chaque œil, entraînant une perte progressive de la vue. Depuis, elle se bat chaque jour pour faire ralentir sa maladie et passe son temps libre à promouvoir le dépistage de cette maladie qui touche 1,5% de la population âgée de plus de 40 ans.

Elisabeth Quin est une battante. La journaliste de Arte avait décidé de le voile sur la maladie dont elle est atteinte en 2019. Dans son livre La nuit se lève, la présentatrice de 28 minutes, s’est notamment confiée sur ses peurs et le combat qu’elle mène contre le double glaucome, un à chaque œil, qui entraîne une perte progressive de la vue. Myope depuis l’adolescence, en 2008, elle décide toute de même de reprendre un rendez-vous chez un ophtalmologue renommé, sentant que sa vue était de moins en moins bonne. "Dans son cabinet, ce vieux monsieur, pétri de sciences et d’inhumanité, m’a délivré son diagnostic, froidement et sans mettre de gants. Le mot glaucome m’a foutue par terre : il signifiait un drame redouté par tous les bigleux, la perte de la vue. Sans plus d’explications, je me suis retrouvée sur le trottoir, seule et vacillante. Un terrible souvenir", a-t-elle confié dans les colonnes du Parisien. Après avoir été dans le déni pendant six mois, elle s’est décidée à consulter à nouveau afin de mettre en place un traitement pouvant ralentir sa maladie.

Perdre la vue lui faisait terriblement peur. Elle appréhendait de ne plus pouvoir faire toutes les choses qu’elle aime comme contempler le visage de sa fille, aller au spectacle et au cinéma avec son amoureux ou s’extasier devant un paysage. "Moi qui dévore la presse et la littérature, ma plus grande angoisse est de ne plus pouvoir lire. Une amie aveugle m’a conseillé de m’initier au braille, par anticipation. Mais, je ne le fais pas, par superstition et parce que je n’en suis pas encore à ce stade." En 2018, elle a subi une opération au laser pour faire ralentir la maladie. Depuis, matin et soir, elle doit se mettre de nombreuses gouttes dans les yeux. Si son traitement lui donne de nombreux effets secondaires, il est indispensable pour lui permettre de garder la vue le plus longtemps possible.

Elisabeth Quin surveille son glaucome tous les trois mois

"Je surveille mon glaucome comme le lait sur le feu ! Tous les trois mois, je réalise un examen du nerf optique et du champ visuel. Il y a des fluctuations infimes, ça se dégrade légèrement, mais heureusement, l’évolution est stoppée par le traitement", a-t-elle encore déclaré.

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