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C l'hebdo : Christiane Taubira fond en larmes en direct

Samedi 19 septembre, Christiane Taubira était l’invitée de l’émission C l’hebdo sur France 5 et elle a été particulièrement émue après un reportage sur le sort des migrants.

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Séquence émotion sur France 5 samedi 19 septembre, l’ex Garde des Sceaux Christiane Taubira était l’invitée de C l’hebdo afin de promouvoir la sortie de son premier roman intitulé Gran Balan. Elle n’a pas pu contenir ses larmes face à des images poignantes.

L’émission a en effet diffusé lors de son passage un reportage bouleversant sur les réfugiés de l’île de Lesbos en Grèce. Il y a quelques jours, un camp de migrants a été entièrement détruit par un incendie, faisant craindre une catastrophe sanitaire. Au cours du reportage, on pouvait voir un petit garçon migrant en larmes déclarer : « On ne va pas mourir ici, cherchez une autre solution (…)qu’on parte, qu’on parte d’ici, qu’on cherche une autre vie. On a besoin de liberté. On peut même repartir là-bas ».

Devant ses images, l’ancienne ministre de François Hollande a appelé à un sursaut de l’Union Européenne.

À la question, « Qu’est-ce que ces images vous inspirent ? », Christiane Taubira confie en larmes : « Lorsque l’on parle d’injustice, on parle de ça. Ces personnes sont à la fois des victimes et des combattants. Ce sont des victimes du désordre du monde et nous avons notre part de responsabilité dans les désordres du monde, nous avons notre part dans le fait que l’on puisse spéculer sur le prix du riz, sur le prix du mil, sur le prix du maïs. »

Alors même qu’elle rêve d’un monde plus solidaire, Christiane Taubira s’est posé la question face caméra : « Est-ce que le pillage fonde une politique ? Est-ce que la connivence avec la corruption fonde une politique ? Est-ce que l’économique qui dévaste la Terre, qui fait que les changements climatiques sont tels que des littoraux se réduisent, que des territoires entiers sont submergés, et que de toute façon les gens vont mettre un pied devant l’autre pour aller ailleurs ? (…) Ça fait une politique ça ? Mais l’hospitalité oui, ça fait partie d’une politique.» La gorge serrée, elle a conclu : « Ça fait partie du choix de se dire que oui, nous partageons une planète et que nous ne pouvons pas nous exonérer de nos responsabilités. »

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