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Brahim Bouhlel (Validé) : l’acteur placé en garde à vue après la diffusion d’une vidéo « parodique »

C’était, à la base, une blague. Brahim Bouhlel, après la diffusion d’une vidéo qui se voulait parodique, est au coeur d’une polémique au Maroc. L’acteur a même été placé en garde à vue selon Mourad Elajouti, le président du Club des avocats du Maroc.

C’est l’histoire d’une mauvaise blague qui tourne mal, et d’une ascension qui prend une tournure dramatique. En 2020, alors que les Français se nourrissent de fictions en plein confinement, la série Validé débarque sur Canal+. Réalisée par Franck Gastambide, l’oeuvre permet à plusieurs rappeurs de gagner une notoriété ahurissante, à l’image d’Hatik. Dans la série, des acteurs tirent leur épingle du jeu : Brahim Bouhlel, qui a acquis une petite notoriété sur les réseaux sociaux, crève l’écran. Sauf que, parfois, à manier l’humour on risque de tomber dans certains travers.

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Brahim Bouhlel double les voix de deux hommes filmés, le comédien Hedi Bouchenafa et l’influenceur Zbarbooking. Il leur fait alors dire, à l’écran, selon Le Parisien : “Moi ce que j’aime ici (au Maroc, NDLR), c’est toutes les p**** que je paye 100 dirhams”. Trois enfants, apparaissent ensuite dans la vidéo. A cet instant, la voix s’adresse à eux : “Salut bande de fils de p****. Ouais, votre mère c’est une grosse s***** !”

Une enquête ouverte

Au Maroc, la blague ne passe pas du tout. Elle a suscité une forte indignation sur les réseaux sociaux. Brahim Bouhlel s’est excusé à plusieurs reprises, à l’écrit et face caméra, sur son compte Instagram. “C’était complètement parodique. Je joue un personnage. J’essayais d’être drôle. Mais je reconnais que je me suis totalement planté, a-t-il notamment précisé, dimanche 4 avril.

Pas suffisant, aux yeux de la justice marocaine ? Selon Mourad Elajouti, le président du Club des avocats du Maroc, qui a porté plainte, le comédien et Zbarbooking ont été placés en garde à vue, mardi 6 avril, afin d’être entendu pour “diffamation et publication de photos de mineurs sans le consentement des parents”, selon le Courrier de l’Atlas. Le Parisien précise de son côté qu’une enquête a également été ouverte pour “incitation à la haine et à la discrimination”.

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