Anthony Colette : Sa déclaration à sa famille, qui ne l’a "jamais lâché"

Même si tout lui sourit, Anthony Colette n’oublie pas ses débuts difficiles dans la danse. Et se souvient surtout de sa famille et de son soutien indéfectible.

La coqueluche de Danse avec les stars, on le sait, n’a pas toujours eu la vie facile. Avant de faire tomber ses partenaires dans ses bras et de répandre sa bonne humeur ravageuse, Anthony Colette a été harcelé au collège pour ses problèmes de peau.

Alors considéré comme l’intello de service, il ne sort plus pendant les récréations. « Je me lève chaque matin avec la boule au ventre et chaque soir je rentre en pleurs », confiait-il récemment à Paris Match. Puis viennent les railleries parce qu’il se met à la danse : « On me traite de pédé, on me dit que la danse est réservée aux filles, que je suis trop vieux pour me lancer. »

Dans ce marasme, sa famille fait office de roc. « Quand mes parents ont compris que je ne changerais pas d’avis, ils m’ont encouragé. Je leur dois d’être heureux aujourd’hui, ainsi qu’à mon frère et à ma grand-mère », précise-t-il dans les colonnes de Gala. Sauf que personne ne danse dans sa famille, c’est l’inquiétude totale. « Ce n’était pas facile car nous étions étrangers à cet univers, raconte sa mère, Laurence. On a eu peur pour lui, certains lui ont tourné le dos, il en a souffert. » Didier, son père, ajoute : « On lui a dit : ‘Peu importe ce que tu vas choisir, fais-le avec passion et sois le meilleur’. »

Dès lors, plus rien ne peut l’arrêter. « J’ai passé le bac, que j’ai décroché avec mention, pour faire plaisir à mes parents. Ni l’un ni l’autre n’est bachelier, c’était donc important pour eux. Lorsque je leur ai remis mon diplôme, mon père a pleuré. Deux semaines après, je quittais la maison pour intégrer une école de danse. » Mais sans argent, la vie est dure pour Anthony. « J’ai galéré pendant quatre ans, précise-t-il. J’ai dormi dans ma voiture, chez une vieille dame… Je faisais des petits boulots pour payer mes cours et ne mangeais pas à ma faim. J’ai même fait le ménage dans une école et un matin, je me suis retrouvé avec un balai et un seau face à des jeunes de mon âge, honteux. Tout le monde me prenait pour un fou mais, moi, j’y croyais. » Avec la seule motivation que de rendre sa famille fière, il ne lâche rien : « Je devais prouver qu’elle avait eu raison de me faire confiance. Elle ne m’a jamais lâché. »

Aujourd’hui très respecté dans le milieu, Anthony Colette se rêve en Patrick Swayze français. Il ne lui reste plus qu’à conquérir le grand écran !

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