À Séoul, des Coréennes se promènent bigoudis sur la tête pour dénoncer les diktats de la beauté

À Séoul, où les femmes ont toujours tenu la réputation d’une apparence physique impeccable, la nouvelle génération s’empare de la rue, un ou plusieurs bigoudis sur la tête, pour dénoncer les injonctions.

Un bigoudi sur la tête, un gage ridicule ? Eh bien non. Selon le New York Times qui a enquêté à Séoul, partout, dans la capitale sud-coréenne, ces tubes de plastique sont devenus l’accessoire militant du moment. C’est-à-dire que les jeunes femmes sortent, bigoudis enroulés dans les cheveux, en signe d’affirmation de soi. Exit les diktats d’une société qui exige traditionnellement une apparence impeccable : la jeune génération résiste à ces normes rigides et fait du bigoudi son arme.

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Le quotidien américain y décrit un véritable phénomène : celui d’une génération qui veut faire évoluer les mentalités sur le genre et la beauté, en se moquant d’accessoires si prisés par leurs aînées. Cette résistance par le bigoudi s’inscrit dans le sillage de #MeToo précise la journaliste. Au même titre que le mouvement «Escape the corset» (Échapper au corser, en VF), également né en Corée du Sud et qui consistait, lui, à ne plus se maquiller, en réaction aux standards imposés par la culture de leur pays, leader du secteur des cosmétiques. Des revendications loin d’être tirées par les cheveux, donc, et qui décoiffent les injonctions.

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